Dans cette étude canadienne publiée dans la revue JAMA, les chercheurs voulaient savoir si le type d’information fournie au sujet d’un vaccin pouvait influer sur la probabilité de l’accepter. Selon les observations, la transmission d’information sur la capacité d’un vaccin à prévenir les décès rendait les participants plus susceptibles d’accepter le vaccin que l’information sur la capacité des vaccins à prévenir les maladies symptomatiques.

L’équipe de chercheurs a réalisé un sondage en ligne auprès d’un groupe de Canadiens représentatifs de la population générale. Les répondants se sont fait attribuer un vaccin au hasard (Oxford-AstraZeneca ou Janssen-Johnson & Johnson) et ont reçu de l’information sur l’efficacité de ce vaccin contre les décès ou sur son efficacité globale à prévenir une COVID-19 symptomatique. Un autre groupe de participants a reçu les deux renseignements au sujet du vaccin qui leur était attribué, et un groupe témoin n’a reçu que l’information suivante : « Santé Canada a récemment approuvé le vaccin [AstraZeneca/Johnson & Johnson]. » Enfin, tous les répondants se sont fait demander : « Quelle serait la probabilité que vous vous fassiez administrer ce vaccin s’il vous était offert? » Ils pouvaient répondre « très probable, plutôt probable, peu probable ou pas du tout probable ». Au total, 2 556 participants d’un âge moyen de 50 ans (34 à 63 ans), dont 52 % de femmes, ont rempli le questionnaire.

Faits saillants

  • L’intention de se faire vacciner et l’efficacité perçue du vaccin étaient plus élevées chez les répondants qui avaient reçu l’information sur la capacité du vaccin à prévenir les décès que chez ceux de l’autre groupe.
  • L’intention de se faire vacciner et l’efficacité perçue du vaccin étaient plus faibles chez les répondants qui avaient reçu l’information sur l’efficacité globale du vaccin qui leur avait été attribué que chez ceux de l’autre groupe.
  • L’information sur la prévention des décès n’avait pas de répercussions sur l’association négative entre l’information sur l’efficacité globale et la possibilité d’accepter un vaccin.
  • Les femmes qui avaient reçu de l’information sur la prévention des décès étaient plus susceptibles d’avoir l’intention de se faire vacciner que celles qui ne l’avaient pas reçue. Cette tendance était également observée chez les répondants de 35 à 54 ans par rapport aux autres groupes d’âge.
  • Le fait d’obtenir les deux renseignements n’accroissait pas l’intention de se faire vacciner.

Cette étude démontre que les communications sur l’efficacité vaccinale devraient s’attarder sur la capacité de prévenir les décès plutôt que sur des mesures perçues comme moins précises à l’égard de la capacité à prévenir une maladie symptomatique.

Merkley E, Loewen PJ. Assessment of Communication Strategies for Mitigating COVID-19 Vaccine-Specific Hesitancy in Canada. JAMA Netw Open. Le 1er septembre 2021;4(9):e2126635. doi : 10.1001/jamanetworkopen.2021.26635