Foire aux questions

Vous trouverez ci-dessous des définitions et les réponses à quelques-unes des questions les plus fréquentes au sujet de la COVID-19.

Nous commençons par les notions de base et répondons aux questions au sujet du virus et de la maladie elle-même. Nous plongeons ensuite dans le dépistage du SRAS-CoV-2 et les anticorps et examinons leurs effets sur l’immunité après une infection. Nous nous attardons aussi à expliquer ce que signifient les études de sérosurveillance et les autres études en population et démontrons le caractère essentiel de leurs résultats lorsqu’ils sont utilisés pour éclairer le déploiement des vaccins dans la réponse du Canada à la pandémie de COVID-19..

Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, n’hésitez pas à nous écrire.

À propos du virus et de la maladie

Figure 1.1. De récents variants à propagation rapide ont été observés partout dans le monde. Certaines mutations pourraient conférer des avantages sélectifs au virus, comme une plus grande transmissibilité ou l’évasion immunitaire. Source : Mariana Bego.

Le nom coronavirus est dérivé du latin corona, qui signifie « couronne ». Il est inspiré de la forme caractéristique des protéines spiculaires du virus, qui rappelle une couronne.

Cette famille de coronavirus est composée de plusieurs membres qui peuvent infecter les humains : quatre sont des causes potentielles du rhume banal, tandis que les autres, le SRAS-CoV, le SRMO-CoV et le SRAS-CoV-2, ont provoqué de graves épidémies. Le SRAS-CoV-2 est un proche parent du SRAS-CoV, qui a été responsable de l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2002 et 2003 ayant touché plus de 8 000 personnes dans le monde.

La morphologie (forme) du coronavirus est représentée ci-dessus, avec ses protéines spiculaires (en rouge) qui forment une couronne autour du virus. D’autres protéines sont illustrées : l’enveloppe (en jaune) et la membrane (en orangé). Source : Alissa Eckert, MSMI, Dan Higgins, MAMS

Le SRAS-CoV-2 est le virus responsable de la maladie qu’on appelle COVID-19.

Les chercheurs sont à examiner cette question. Selon les recherches, une infection antérieure par un coronavirus peut susciter la production d’anticorps contre le SRAS-CoV-2, mais ces anticorps ne seraient pas assez puissants pour prévenir la COVID-19. C’est pour cette raison qu’il faut se faire vacciner même si l’on a déjà été infecté par le SRAS-CoV-2.

Tout comme dans le cas des coronavirus saisonniers responsables du rhume banal, le rétablissement d’une première infection au SRAS-CoV-2 assure une certaine immunité et une certaine protection contre la réinfection. Cependant, certains patients rétablis de la COVID-19 l’ont contractée une nouvelle fois. La propagation des variants augmente le risque de contracter une forme mutée du virus. C’est pourquoi il est important de se faire vacciner.

La COVID-19 est responsable de divers degrés de maladie, qu’il s’agisse d’une infection asymptomatique (absence de symptômes), de symptômes légers, d’une grave pneumonie, d’un accident vasculaire cérébral, de sepsis, d’insuffisance organique ou de mort. On postule qu’environ une personne infectée sur cinq n’éprouvera aucun symptôme, mais ce nombre varie énormément en fonction de la population à l’étude.

Il est important de distinguer les infections asymptomatiques des infections présymptomatiques. Une personne asymptomatique n’éprouve jamais de symptômes entre le moment où elle contracte le virus jusqu’à ce que l’infection ait complètement disparu. Une personne « présymptomatique » finira plutôt par éprouver des symptômes, car il faut généralement de sept à 13 jours après l’exposition initiale au SRAS-CoV-2 pour qu’ils se manifestent.

Il faut préciser que même en l’absence de symptômes, il est possible de transmettre le virus.

L’infection au SRAS-CoV-2 peut entraîner des symptômes variés, comme la fièvre, les frissons et la perte du goût ou de l’odorat (côté droit). Elle peut aussi passer complètement inaperçue en ne causant aucun symptôme (infection asymptomatique, côté gauche). Dans les deux cas, la personne infectée peut transmettre le virus à autrui. Source : Kristin Davis

Les variants du SRAS-CoV-2 sont le résultat de changements, ou « mutations », dans le code génétique original du virus. Ces modifications se produisent naturellement au fil du temps, en conséquence de leur réplication. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) surveille les variants du SRAS-CoV-2 partout sur la planète et désigne comme variants préoccupants ceux qui répondent à certains critères, comme une propagation plus rapide, une plus grande facilité à infecter les humains et une influence sur l’efficacité des vaccins et des traitements.

On dénombre actuellement cinq variants préoccupants : Alpha, Beta, Gamma, Delta et Omicron. Le variant Alpha, aussi appelé B.1.1.7, a été détecté pour la première fois au Royaume-Uni. Il est le résultat d’une mutation du domaine de liaison au récepteur (receptor binding domain, ou RBD) de la protéine spiculaire. Cela a entraîné une modification du code génétique du virus : l’asparagine (N), un acide aminé, a été remplacée par une tyrosine en position 501.

Le variant Beta, ou B.1.351, a fait son apparition en Afrique du Sud et le variant Gamma, ou P.1, est apparu au Brésil. Le variant Delta ou B.1.617.2 provient de l’Inde et le nouveau variant Omicron est apparu en novembre 2021. Les variants Beta et Gamma présentent aussi la mutation N501Y décrite ci-dessus, en plus de plusieurs autres comme E484K. Le répertoire des mutations du variant Delta est plus diversifié. Il ne présente pas la mutation N501, mais une autre mutation en position 484 (E484Q), qui s’ajoute à plusieurs autres mutations uniques (dont P681R et L452R). Le variant Omicron a plus de 30 mutations dans la protéine spiculaire.

L’OMS surveille aussi les variants d’intérêt, des variants porteurs de mutations qui pourraient influer sur la transmissibilité du virus, la gravité de la maladie et l’efficacité des réponses immunitaires et des traitements. On dénombre actuellement cinq variants d’intérêt : Eta (B.1.525), Iota (B.1.526), Kappa (B.1.617.1), Lambda (C.37) et Mu (B.1.621).

Le nom coronavirus est dérivé du latin corona, qui signifie « couronne ». Il est inspiré de la forme caractéristique des protéines spiculaires du virus, qui rappelle une couronne.

Cette famille de coronavirus est composée de plusieurs membres qui peuvent infecter les humains : quatre sont des causes potentielles du rhume banal, tandis que les autres, le SRAS-CoV, le SRMO-CoV et le SRAS-CoV-2, ont provoqué de graves épidémies. Le SRAS-CoV-2 est un proche parent du SRAS-CoV, qui a été responsable de l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2002 et 2003 ayant touché plus de 8 000 personnes dans le monde.

La morphologie (forme) du coronavirus est représentée ci-dessus, avec ses protéines spiculaires (en rouge) qui forment une couronne autour du virus. D’autres protéines sont illustrées : l’enveloppe (en jaune) et la membrane (en orangé). Source : Alissa Eckert, MSMI, Dan Higgins, MAMS

Le SRAS-CoV-2 est le virus responsable de la maladie qu’on appelle COVID-19.

Les chercheurs sont à examiner cette question. Selon les recherches, une infection antérieure par un coronavirus peut susciter la production d’anticorps contre le SRAS-CoV-2, mais ces anticorps ne seraient pas assez puissants pour prévenir la COVID-19. C’est pour cette raison qu’il faut se faire vacciner même si l’on a déjà été infecté par le SRAS-CoV-2.

Tout comme dans le cas des coronavirus saisonniers responsables du rhume banal, le rétablissement d’une première infection au SRAS-CoV-2 assure une certaine immunité et une certaine protection contre la réinfection. Cependant, certains patients rétablis de la COVID-19 l’ont contractée une nouvelle fois. La propagation des variants augmente le risque de contracter une forme mutée du virus. C’est pourquoi il est important de se faire vacciner.

La COVID-19 est responsable de divers degrés de maladie, qu’il s’agisse d’une infection asymptomatique (absence de symptômes), de symptômes légers, d’une grave pneumonie, d’un accident vasculaire cérébral, de sepsis, d’insuffisance organique ou de mort. On postule qu’environ une personne infectée sur cinq n’éprouvera aucun symptôme, mais ce nombre varie énormément en fonction de la population à l’étude.

Il est important de distinguer les infections asymptomatiques des infections présymptomatiques. Une personne asymptomatique n’éprouve jamais de symptômes entre le moment où elle contracte le virus jusqu’à ce que l’infection ait complètement disparu. Une personne « présymptomatique » finira plutôt par éprouver des symptômes, car il faut généralement de sept à 13 jours après l’exposition initiale au SRAS-CoV-2 pour qu’ils se manifestent.

Il faut préciser que même en l’absence de symptômes, il est possible de transmettre le virus.

L’infection au SRAS-CoV-2 peut entraîner des symptômes variés, comme la fièvre, les frissons et la perte du goût ou de l’odorat (côté droit). Elle peut aussi passer complètement inaperçue en ne causant aucun symptôme (infection asymptomatique, côté gauche). Dans les deux cas, la personne infectée peut transmettre le virus à autrui. Source : Kristin Davis

Les variants du SRAS-CoV-2 sont le résultat de changements, ou « mutations », dans le code génétique original du virus. Ces modifications se produisent naturellement au fil du temps, en conséquence de leur réplication. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) surveille les variants du SRAS-CoV-2 partout sur la planète et désigne comme variants préoccupants ceux qui répondent à certains critères, comme une propagation plus rapide, une plus grande facilité à infecter les humains et une influence sur l’efficacité des vaccins et des traitements.

On dénombre actuellement cinq variants préoccupants : Alpha, Beta, Gamma, Delta et Omicron. Le variant Alpha, aussi appelé B.1.1.7, a été détecté pour la première fois au Royaume-Uni. Il est le résultat d’une mutation du domaine de liaison au récepteur (receptor binding domain, ou RBD) de la protéine spiculaire. Cela a entraîné une modification du code génétique du virus : l’asparagine (N), un acide aminé, a été remplacée par une tyrosine en position 501.

Le variant Beta, ou B.1.351, a fait son apparition en Afrique du Sud et le variant Gamma, ou P.1, est apparu au Brésil. Le variant Delta ou B.1.617.2 provient de l’Inde et le nouveau variant Omicron est apparu en novembre 2021. Les variants Beta et Gamma présentent aussi la mutation N501Y décrite ci-dessus, en plus de plusieurs autres comme E484K. Le répertoire des mutations du variant Delta est plus diversifié. Il ne présente pas la mutation N501, mais une autre mutation en position 484 (E484Q), qui s’ajoute à plusieurs autres mutations uniques (dont P681R et L452R). Le variant Omicron a plus de 30 mutations dans la protéine spiculaire.

L’OMS surveille aussi les variants d’intérêt, des variants porteurs de mutations qui pourraient influer sur la transmissibilité du virus, la gravité de la maladie et l’efficacité des réponses immunitaires et des traitements. On dénombre actuellement cinq variants d’intérêt : Eta (B.1.525), Iota (B.1.526), Kappa (B.1.617.1), Lambda (C.37) et Mu (B.1.621).

Les tests et les anticorps du SRAS-CoV-2

Figure 2.1. Le test viral consiste donc à écouvillonner le nez ou la gorge pour détecter la présence du matériel génétique du virus, ce qui indique qu’une personne est atteinte d’une infection active. Quant au test d’anticorps, il est fait à partir d’une prise de sang et sert à détecter les anticorps produits par l’organisme pour combattre le virus. Il indique donc si une personne a été infectée par le passé. Source : Mariana Bego

Un test viral, aussi appelé test diagnostique, sert à déterminer si une personne est atteinte d’une infection active au SRAS-CoV-2. Dans un tel cas, cette personne devrait s’isoler et prendre les mesures nécessaires pour éviter d’en infecter d’autres.

On effectue ce test en analysant des échantillons prélevés à l’aide d’un écouvillon dans le nez ou la gorge, car ce sont les endroits où le virus est assez concentré pour être détecté. Si votre résultat est positif, vous êtes atteint d’une infection active. Une fois l’infection guérie, le test donnera un résultat négatif.

En réalité, le test viral détecte la présence du matériel génétique du virus. Dans le cas du SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19, il s’agit de l’ARN.

Un résultat négatif à un écouvillonnage nasal ou pharyngé (test viral par le nez ou la gorge) n’indique pas qu’une personne n’a jamais été atteinte de la COVID-19. Il indique que la personne n’est pas infectée par le virus actuellement, ou que le virus n’est plus présent dans les muqueuses du nez ou de la gorge, ou encore que la quantité de virus présente est trop faible pour être détectée.

Un test viral indique si vous êtes atteint d’une infection active causée par le SRAS-CoV-2, tandis qu’un test d’anticorps permet d’établir si vous avez déjà contracté l’infection ou reçu un vaccin. Le test d’anticorps peut servir à distinguer l’immunité acquise par l’infection de l’immunité induite par un vaccin. Par exemple, une personne ayant déjà été infectée par le SRAS-CoV-2 présentera des anticorps qui reconnaissent certaines protéines virales. Dans ce cas, les tests détectent habituellement les anticorps reconnaissant la protéine spiculaire et la nucléocapside. En revanche, une personne qui a été vaccinée contre la COVID-19 présentera seulement des anticorps qui reconnaissent la protéine spiculaire et non la nucléocapside, car les vaccins contre la COVID-19 ont été conçus uniquement à partir de la protéine spiculaire du SRAS-CoV-2.

Les tests sérologiques servent à déterminer si une personne a déjà été infectée par le SRAS-CoV-2 (le virus responsable de la COVID-19) ou vaccinée contre celui-ci. Les cliniciens et les chercheurs parlent de tests sérologiques, mais les laboratoires commerciaux parlent souvent de tests d’anticorps. Ces tests visent à retracer la présence d’anticorps, qui sont des protéines produites en réponse à des infections ou à des vaccins. Ils sont particulièrement utiles pour déceler une infection antérieure chez les personnes qui ont éprouvé des symptômes légers ou qui n’ont pas eu de symptômes du tout.

Lorsque l’organisme détecte la présence d’une protéine étrangère ou « jamais vue auparavant », comme une protéine virale, il fabrique des anticorps. Ces anticorps peuvent reconnaître cette protéine étrangère (un antigène) et s’y fixer (ou s’y lier) pour en débarrasser l’organisme. Ce processus fait partie d’une réponse immunitaire saine à un envahisseur étranger. C’est aussi ce processus qui est à l’origine de l’effet protecteur des vaccins.

Les anticorps peuvent être détectés dans le sang des personnes qui ont été récemment infectées ou vaccinées et, dans bien des cas, longtemps après l’exposition initiale. Les anticorps sont également appelés immunoglobulines, ou Ig, et prennent des formes variées : IgA, IgM, IgG, IgE et IgD. Les IgM sont les premières à se former en réponse à une protéine étrangère et peuvent être décelées dans le sang pendant une courte période après l’exposition à des envahisseurs étrangers (ou agents pathogènes). Les anticorps IgG font leur apparition un peu plus tard dans le sang, mais peuvent être décelés pendant plus longtemps. Les vaccins conçus pour combattre la COVID-19 qui sont approuvés et autorisés au Canada produisent principalement des anticorps IgG, qui reconnaissent la protéine spiculaire du SRAS-CoV-2.

Les anticorps se lient solidement à la protéine (antigène) qu’ils sont conçus pour détecter. Cette liaison est hautement spécifique, c’est-à-dire que l’anticorps ne peut pas se lier à n’importe quelle protéine, mais seulement à celle qu’il cible. C’est grâce à la puissance et à la spécificité de la liaison que les anticorps jouent bien des rôles importants. En effet, les anticorps peuvent signaler la présence d’une infection à divers composants du système immunitaire et peuvent marquer des protéines étrangères (et, par conséquent, le virus auquel elles sont fixées) pour qu’elles soient ingérées par les cellules immunitaires, puis détruites.

Un type d’anticorps particulier, l’anticorps neutralisant, détecte les protéines du virus et les empêche de se lier au récepteur cellulaire, bloquant ainsi leur pénétration dans les cellules humaines. Dans le cas du SRAS-CoV-2, cette protéine se nomme spicule (S).

Parmi les nombreuses protéines codées par le SRAS-CoV-2, le spicule ou la protéine spiculaire (S), qui recouvre la couche externe du virus, et la nucléocapside (N), qui enveloppe et protège le composant génomique, sont les plus abondants. Ces protéines sont souvent ciblées par le système immunitaire et détectées par les anticorps. Les vaccins contre la COVID-19 sont conçus pour cibler la protéine spiculaire (S). Les anticorps qui détectent la protéine spiculaire s’appellent IgG antispiculaires (IgG anti-S ou IgG a-S, pour faire plus court). De même, les anticorps qui détectent la nucléocapside s’appellent IgG antinucléocapsides (ou pour faire plus court, IgG anti-N ou IgG a-N). Leur présence indique une infection antérieure au SRAS-CoV-2, puisque la vaccination entraîne uniquement la production d’IgG anti-S.

Les protéines spiculaires (S), qui forment la couche externe du virus, donnent aux virions (les particules virales infectieuses) leur apparence de couronne. Ce sont elles qui se lient au récepteur cellulaire, ce qui est nécessaire pour que le virus puisse pénétrer dans la cellule humaine. Les vaccins contre la COVID-19 sont conçus pour cibler la protéine spiculaire (S).

Figure 2.2. La membrane externe du SRAS-CoV-2 est recouverte de protéines spiculaires (S). Ces protéines spiculaires se lient à un récepteur appelé enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2). La protéine de la nucléocapside (N) forme des complexes avec l’ARN viral et contribue à la réplication du virus. Source : Mariana Bego

En général, les anticorps se forment de une à deux semaines après l’infection par le SRAS-CoV-2. Ces anticorps, qui se trouvent dans le sang des personnes en convalescence, peuvent se lier au virus et l’empêcher d’infecter de nouvelles cellules.

Le traitement au plasma en phase de convalescence consiste à utiliser le plasma (la partie liquide du sang après le retrait de toutes les cellules) des patients qui se rétablissent de la COVID-19 afin de soigner des patients récemment infectés par le SRAS-CoV-2. À l’injection de ce plasma dans le sang de patients nouvellement infectés, les anticorps présents dans le plasma injecté peuvent se lier immédiatement au SRAS-CoV-2 pour l’inactiver. Ce faisant, les anticorps contribuent à contrôler le virus tous en stimulant la réponse immunitaire du patient à rattraper son retard et à résoudre pleinement l’infection.

Le sous-groupe de travail sur le dépistage de l’immunité du GTIC vise à assurer l’accès à des tests de dépistage de l’immunité précis, efficaces, adaptables, sécuritaires et de qualité pour déceler le SRAS-CoV-2 partout au Canada. Puisque le SRAS-CoV-2 est très récent, il faut valider la précision de tous les tests de dépistage de l’immunité, qu’ils dépendent de ponctions veineuses, de gouttes de sang, de prélèvements de salive ou d’autres méthodes. La précision d’un test dépend de sa sensibilité et de sa spécificité. De plus, l’interprétation d’un test dépend du moment où il est effectué par rapport au moment où une personne a été infectée. Les connaissances sur la durée des réponses anticorps serviront à orienter les stratégies de dépistage et à mieux comprendre les limites de la technologie.

Un test viral, aussi appelé test diagnostique, sert à déterminer si une personne est atteinte d’une infection active au SRAS-CoV-2. Dans un tel cas, cette personne devrait s’isoler et prendre les mesures nécessaires pour éviter d’en infecter d’autres.

On effectue ce test en analysant des échantillons prélevés à l’aide d’un écouvillon dans le nez ou la gorge, car ce sont les endroits où le virus est assez concentré pour être détecté. Si votre résultat est positif, vous êtes atteint d’une infection active. Une fois l’infection guérie, le test donnera un résultat négatif.

En réalité, le test viral détecte la présence du matériel génétique du virus. Dans le cas du SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19, il s’agit de l’ARN.

Figure 2.1. Le test viral, effectué au moyen d’un écouvillon nasal ou pharyngé, détecte la présence de matériel génétique du virus et vous indique si vous êtes atteint d’une infection active. Le test d’anticorps, fait à partir d’une prise de sang, détecte les anticorps produits par votre organisme pour combattre le virus. Il indique si vous avez été infecté par le passé. Source : Mariana Bego.

Un résultat négatif à un écouvillonnage nasal ou pharyngé (test viral par le nez ou la gorge) n’indique pas qu’une personne n’a jamais été atteinte de la COVID-19. Il indique que la personne n’est pas infectée par le virus actuellement, ou que le virus n’est plus présent dans les muqueuses du nez ou de la gorge, ou encore que la quantité de virus présente est trop faible pour être détectée.

Un test viral indique si vous êtes atteint d’une infection active causée par le SRAS-CoV-2, tandis qu’un test d’anticorps permet d’établir si vous avez déjà contracté l’infection ou reçu un vaccin. Le test d’anticorps peut servir à distinguer l’immunité acquise par l’infection de l’immunité induite par un vaccin. Par exemple, une personne ayant déjà été infectée par le SRAS-CoV-2 présentera des anticorps qui reconnaissent certaines protéines virales. Dans ce cas, les tests détectent habituellement les anticorps reconnaissant la protéine spiculaire et la nucléocapside. En revanche, une personne qui a été vaccinée contre la COVID-19 présentera seulement des anticorps qui reconnaissent la protéine spiculaire et non la nucléocapside, car les vaccins contre la COVID-19 ont été conçus uniquement à partir de la protéine spiculaire du SRAS-CoV-2.

Les tests sérologiques servent à déterminer si une personne a déjà été infectée par le SRAS-CoV-2 (le virus responsable de la COVID-19) ou vaccinée contre celui-ci. Les cliniciens et les chercheurs parlent de tests sérologiques, mais les laboratoires commerciaux parlent souvent de tests d’anticorps. Ces tests visent à retracer la présence d’anticorps, qui sont des protéines produites en réponse à des infections ou à des vaccins. Ils sont particulièrement utiles pour déceler une infection antérieure chez les personnes qui ont éprouvé des symptômes légers ou qui n’ont pas eu de symptômes du tout.

Lorsque l’organisme détecte la présence d’une protéine étrangère ou « jamais vue auparavant », comme une protéine virale, il fabrique des anticorps. Ces anticorps peuvent reconnaître cette protéine étrangère (un antigène) et s’y fixer (ou s’y lier) pour en débarrasser l’organisme. Ce processus fait partie d’une réponse immunitaire saine à un envahisseur étranger. C’est aussi ce processus qui est à l’origine de l’effet protecteur des vaccins.

Les anticorps peuvent être détectés dans le sang des personnes qui ont été récemment infectées ou vaccinées et, dans bien des cas, longtemps après l’exposition initiale. Les anticorps sont également appelés immunoglobulines, ou Ig, et prennent des formes variées : IgA, IgM, IgG, IgE et IgD. Les IgM sont les premières à se former en réponse à une protéine étrangère et peuvent être décelées dans le sang pendant une courte période après l’exposition à des envahisseurs étrangers (ou agents pathogènes). Les anticorps IgG font leur apparition un peu plus tard dans le sang, mais peuvent être décelés pendant plus longtemps. Les vaccins conçus pour combattre la COVID-19 qui sont approuvés et autorisés au Canada produisent principalement des anticorps IgG, qui reconnaissent la protéine spiculaire du SRAS-CoV-2.

Les anticorps se lient solidement à la protéine (antigène) qu’ils sont conçus pour détecter. Cette liaison est hautement spécifique, c’est-à-dire que l’anticorps ne peut pas se lier à n’importe quelle protéine, mais seulement à celle qu’il cible. C’est grâce à la puissance et à la spécificité de la liaison que les anticorps jouent bien des rôles importants. En effet, les anticorps peuvent signaler la présence d’une infection à divers composants du système immunitaire et peuvent marquer des protéines étrangères (et, par conséquent, le virus auquel elles sont fixées) pour qu’elles soient ingérées par les cellules immunitaires, puis détruites.

Un type d’anticorps particulier, l’anticorps neutralisant, détecte les protéines du virus et les empêche de se lier au récepteur cellulaire, bloquant ainsi leur pénétration dans les cellules humaines. Dans le cas du SRAS-CoV-2, cette protéine se nomme spicule (S).

Parmi les nombreuses protéines codées par le SRAS-CoV-2, le spicule ou la protéine spiculaire (S), qui recouvre la couche externe du virus, et la nucléocapside (N), qui enveloppe et protège le composant génomique, sont les plus abondants. Ces protéines sont souvent ciblées par le système immunitaire et détectées par les anticorps. Les vaccins contre la COVID-19 sont conçus pour cibler la protéine spiculaire (S). Les anticorps qui détectent la protéine spiculaire s’appellent IgG antispiculaires (IgG anti-S ou IgG a-S, pour faire plus court). De même, les anticorps qui détectent la nucléocapside s’appellent IgG antinucléocapsides (ou pour faire plus court, IgG anti-N ou IgG a-N). Leur présence indique une infection antérieure au SRAS-CoV-2, puisque la vaccination entraîne uniquement la production d’IgG anti-S.

Les protéines spiculaires (S), qui forment la couche externe du virus, donnent aux virions (les particules virales infectieuses) leur apparence de couronne. Ce sont elles qui se lient au récepteur cellulaire, ce qui est nécessaire pour que le virus puisse pénétrer dans la cellule humaine. Les vaccins contre la COVID-19 sont conçus pour cibler la protéine spiculaire (S).

Figure 2.2. La membrane externe du SRAS-CoV-2 est recouverte de protéines spiculaires (S). Ces protéines spiculaires se lient à un récepteur appelé enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2). La protéine de la nucléocapside (N) forme des complexes avec l’ARN viral et contribue à la réplication du virus. Source : Mariana Bego

En général, les anticorps se forment de une à deux semaines après l’infection par le SRAS-CoV-2. Ces anticorps, qui se trouvent dans le sang des personnes en convalescence, peuvent se lier au virus et l’empêcher d’infecter de nouvelles cellules.

Le traitement au plasma en phase de convalescence consiste à utiliser le plasma (la partie liquide du sang après le retrait de toutes les cellules) des patients qui se rétablissent de la COVID-19 afin de soigner des patients récemment infectés par le SRAS-CoV-2. À l’injection de ce plasma dans le sang de patients nouvellement infectés, les anticorps présents dans le plasma injecté peuvent se lier immédiatement au SRAS-CoV-2 pour l’inactiver. Ce faisant, les anticorps contribuent à contrôler le virus tous en stimulant la réponse immunitaire du patient à rattraper son retard et à résoudre pleinement l’infection.

Le sous-groupe de travail sur le dépistage de l’immunité du GTIC vise à assurer l’accès à des tests de dépistage de l’immunité précis, efficaces, adaptables, sécuritaires et de qualité pour déceler le SRAS-CoV-2 partout au Canada. Puisque le SRAS-CoV-2 est très récent, il faut valider la précision de tous les tests de dépistage de l’immunité, qu’ils dépendent de ponctions veineuses, de gouttes de sang, de prélèvements de salive ou d’autres méthodes. La précision d’un test dépend de sa sensibilité et de sa spécificité. De plus, l’interprétation d’un test dépend du moment où il est effectué par rapport au moment où une personne a été infectée. Les connaissances sur la durée des réponses anticorps serviront à orienter les stratégies de dépistage et à mieux comprendre les limites de la technologie.

L’immunité

Figure 3.1. Lorsqu’une personne est infectée par le SRAS-CoV-2, la réponse immunitaire innée est amorcée, caractérisée par l’activation des cellules dendritiques. Une réponse immunitaire adaptative s’établit et active les lymphocytes T et B. Les lymphocytes T exercent diverses fonctions, tandis que les lymphocytes B se différencient en plasmocytes pour produire des anticorps. Tous deux forment des populations à mémoire contre la réinfection. Source : Mariana Bego.

L’immunité, c’est-à-dire un mécanisme de défense complet contre un virus ou une maladie, ne provient pas d’un seul élément. Plusieurs facteurs y contribuent. L’immunité cellulaire désigne la réponse immunitaire protectrice conférée par d’autres facteurs immunitaires que les anticorps. Cette immunité inclut la protection assurée par les lymphocytes T, par d’autres globules blancs comme les macrophages, ainsi que par les molécules solubles (les cytokines) produites par ces cellules immunitaires. Il a été démontré que les vaccins contre la COVID-19 activent l’immunité cellulaire pour protéger l’organisme contre l’infection au SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19.

Les lymphocytes T constituent un aspect important de la réponse immunitaire de l’organisme en réponse à des agents pathogènes comme le SRAS-CoV-2. Plusieurs sous-types de lymphocytes T, qui répondent à divers types d’agents pathogènes, jouent un rôle essentiel dans la réponse immunitaire globale. La surface des lymphocytes T est dotée de protéines qui peuvent détecter et tuer les cellules infectées par le SRAS-CoV-2. Les lymphocytes T peuvent également libérer une grande variété de petites molécules solubles (les cytokines) capables de recruter d’autres cellules immunitaires afin d’éliminer l’infection. Ils influent sur la réponse des anticorps contre le SRAS-CoV-2 en modelant le type d’anticorps produits contre le virus. Enfin, une fois l’infection éliminée, ils forment une petite population à mémoire prête à réagir à toute réexposition au SRAS-CoV-2, conférant ainsi une protection contre toute infection subséquente.

crucial de la réponse immunitaire protectrice. On l’appelle également immunité humorale, et elle touche les macromolécules contenues dans les liquides, y compris les anticorps produits par les lymphocytes B et les autres protéines du sang qui participent à la lutte contre les agents pathogènes. Les anticorps ont diverses fonctions, dont l’une est d’empêcher le virus de pénétrer dans la cellule et de l’infecter. C’est ce qu’on appelle la « neutralisation ». Il a été démontré que les vaccins contre la COVID-19 activent l’immunité liée aux anticorps pour protéger l’organisme contre l’infection au SRAS-CoV-2.

Quand une personne reçoit un vaccin contre la COVID-19 ou se rétablit de l’infection au SRAS-CoV-2, son système immunitaire reste prêt à réagir à toute exposition ou réexposition au virus, grâce aux cellules immunitaires qui ont reconnu et contré la première infection au SRAS-CoV-2 ou, dans le cas d’un vaccin, qui ont reconnu les parties du virus présentes dans le vaccin. Ces cellules immunitaires, produites spécialement pour combattre le SRAS-CoV-2, forment des populations à mémoire à longue durée de vie prêtes à répondre à l’exposition ou à la réexposition au même virus.

Les premiers résultats d’études indiquent que les taux d’anticorps eux-mêmes peuvent chuter peu après l’exposition initiale au SRAS-CoV-2, que ce soit par une infection ou par la vaccination. Toutefois, tant les lymphocytes B (qui produisent les anticorps) que les lymphocytes T (qui produisent l’immunité cellulaire) forment des populations à mémoire qui confèrent une réponse protectrice contre une infection ou une réinfection. À l’heure actuelle, on ne connaît pas exactement la durée de cette réponse protectrice induite par une infection ou par l’administration d’un vaccin, mais le GTIC finance plusieurs études à ce sujet.

Les chercheurs financés par le GTIC contribuent à caractériser les réponses humorales et cellulaires au SRAS-CoV-2 qui sont produites à la suite d’une infection ou de la vaccination, ce qui comprend les titres d’anticorps, la neutralisation, l’épuisement des lymphocytes T, la sénescence immunitaire, la longévité et la durabilité de la réponse immunitaire au SRAS-CoV-2. Ils étudient également les affections et les facteurs immuns liés aux réinfections, aux infections postvaccinales et aux corrélats de protection.

L’immunité collective, aussi appelée immunité de groupe ou de masse, se produit lorsqu’une forte proportion de la population est immunisée contre une maladie donnée, telle que la COVID-19, ce qui en réduit la transmission. Même si tout le monde n’est pas immunisé contre le virus ou la bactérie, la majorité des personnes immunisées protège le reste de la population contre l’infection (y compris les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées qui ne peuvent peut-être pas être vaccinées).

On obtient une immunité collective lorsqu’un nombre suffisant de personnes ont été infectées par le virus ou vaccinées. En fait, la vaccination est le meilleur processus pour parvenir à l’immunité collective. Selon certaines études, au moins 70 % à 85 % de la population devront être vaccinés pour l’atteindre. L’immunité collective dépend du nombre de reproduction de base, ou R0, qui indique le nombre moyen de personnes qu’un seul cas peut infecter. Un R0 plus élevé indique qu’une plus grande proportion de la population doit être vaccinée avant de parvenir à l’immunité collective.

Figure 3.2. L’immunité collective se produit lorsqu’une forte proportion de la population est immunisée contre le SRAS-CoV-2, ce qui réduit le risque d’infection pour le reste de la population. Source : Mariana Bego.

Les corrélats de protection d’un virus ou d’un agent pathogène infectieux sont des signes mesurables indiquant que cette personne (ou un autre hôte potentiel) est immunisée, c’est-à-dire qu’elle est protégée contre l’infection ou qu’elle ne contractera pas la maladie. Pour bien des virus, les anticorps forment le corrélat d’immunité, mais ce ne sont pas les seuls éléments à considérer pour déterminer si une personne est complètement immunisée. Malheureusement, on ne comprend pas encore tout à fait les corrélats de protection contre le SRAS-CoV-2.

Les chercheurs financés par le GTIC s’attachent à définir les marqueurs associés à l’immunité protectrice contre l’infection par le SRAS-CoV-2. Parmi les facteurs dont il faut tenir compte, soulignons la présence et un seuil minimal d’anticorps de liaison et d’anticorps neutralisants contre les protéines spiculaires et nucléocapsides du SRAS-CoV-2. Les lymphocytes T et B sont également à l’étude pour établir leur rôle dans la protection, car ils sont actifs plus longtemps que les anticorps. Les chercheurs veulent déterminer 1) s’il s’agit de bons marqueurs et 2) le nombre de marqueurs de ce type nécessaires pour conférer une protection.

L’immunité, c’est-à-dire un mécanisme de défense complet contre un virus ou une maladie, ne provient pas d’un seul élément. Plusieurs facteurs y contribuent. L’immunité cellulaire désigne la réponse immunitaire protectrice conférée par d’autres facteurs immunitaires que les anticorps. Cette immunité inclut la protection assurée par les lymphocytes T, par d’autres globules blancs comme les macrophages, ainsi que par les molécules solubles (les cytokines) produites par ces cellules immunitaires. Il a été démontré que les vaccins contre la COVID-19 activent l’immunité cellulaire pour protéger l’organisme contre l’infection au SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19.

Figure 3.1. Lorsqu’une personne est infectée par le SRAS-CoV-2, la réponse immunitaire innée est amorcée, caractérisée par l’activation des cellules dendritiques. Une réponse immunitaire adaptative s’établit et active les lymphocytes T et B. Les lymphocytes T exercent diverses fonctions, tandis que les lymphocytes B se différencient en plasmocytes pour produire des anticorps. Tous deux forment des populations à mémoire contre la réinfection. Source : Mariana Bego.

Les lymphocytes T constituent un aspect important de la réponse immunitaire de l’organisme en réponse à des agents pathogènes comme le SRAS-CoV-2. Plusieurs sous-types de lymphocytes T, qui répondent à divers types d’agents pathogènes, jouent un rôle essentiel dans la réponse immunitaire globale. La surface des lymphocytes T est dotée de protéines qui peuvent détecter et tuer les cellules infectées par le SRAS-CoV-2. Les lymphocytes T peuvent également libérer une grande variété de petites molécules solubles (les cytokines) capables de recruter d’autres cellules immunitaires afin d’éliminer l’infection. Ils influent sur la réponse des anticorps contre le SRAS-CoV-2 en modelant le type d’anticorps produits contre le virus. Enfin, une fois l’infection éliminée, ils forment une petite population à mémoire prête à réagir à toute réexposition au SRAS-CoV-2, conférant ainsi une protection contre toute infection subséquente.

crucial de la réponse immunitaire protectrice. On l’appelle également immunité humorale, et elle touche les macromolécules contenues dans les liquides, y compris les anticorps produits par les lymphocytes B et les autres protéines du sang qui participent à la lutte contre les agents pathogènes. Les anticorps ont diverses fonctions, dont l’une est d’empêcher le virus de pénétrer dans la cellule et de l’infecter. C’est ce qu’on appelle la « neutralisation ». Il a été démontré que les vaccins contre la COVID-19 activent l’immunité liée aux anticorps pour protéger l’organisme contre l’infection au SRAS-CoV-2.

Quand une personne reçoit un vaccin contre la COVID-19 ou se rétablit de l’infection au SRAS-CoV-2, son système immunitaire reste prêt à réagir à toute exposition ou réexposition au virus, grâce aux cellules immunitaires qui ont reconnu et contré la première infection au SRAS-CoV-2 ou, dans le cas d’un vaccin, qui ont reconnu les parties du virus présentes dans le vaccin. Ces cellules immunitaires, produites spécialement pour combattre le SRAS-CoV-2, forment des populations à mémoire à longue durée de vie prêtes à répondre à l’exposition ou à la réexposition au même virus.

Les premiers résultats d’études indiquent que les taux d’anticorps eux-mêmes peuvent chuter peu après l’exposition initiale au SRAS-CoV-2, que ce soit par une infection ou par la vaccination. Toutefois, tant les lymphocytes B (qui produisent les anticorps) que les lymphocytes T (qui produisent l’immunité cellulaire) forment des populations à mémoire qui confèrent une réponse protectrice contre une infection ou une réinfection. À l’heure actuelle, on ne connaît pas exactement la durée de cette réponse protectrice induite par une infection ou par l’administration d’un vaccin, mais le GTIC finance plusieurs études à ce sujet.

Les chercheurs financés par le GTIC contribuent à caractériser les réponses humorales et cellulaires au SRAS-CoV-2 qui sont produites à la suite d’une infection ou de la vaccination, ce qui comprend les titres d’anticorps, la neutralisation, l’épuisement des lymphocytes T, la sénescence immunitaire, la longévité et la durabilité de la réponse immunitaire au SRAS-CoV-2. Ils étudient également les affections et les facteurs immuns liés aux réinfections, aux infections postvaccinales et aux corrélats de protection.

L’immunité collective, aussi appelée immunité de groupe ou de masse, se produit lorsqu’une forte proportion de la population est immunisée contre une maladie donnée, telle que la COVID-19, ce qui en réduit la transmission. Même si tout le monde n’est pas immunisé contre le virus ou la bactérie, la majorité des personnes immunisées protège le reste de la population contre l’infection (y compris les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées qui ne peuvent peut-être pas être vaccinées).

On obtient une immunité collective lorsqu’un nombre suffisant de personnes ont été infectées par le virus ou vaccinées. En fait, la vaccination est le meilleur processus pour parvenir à l’immunité collective. Selon certaines études, au moins 70 % à 85 % de la population devront être vaccinés pour l’atteindre. L’immunité collective dépend du nombre de reproduction de base, ou R0, qui indique le nombre moyen de personnes qu’un seul cas peut infecter. Un R0 plus élevé indique qu’une plus grande proportion de la population doit être vaccinée avant de parvenir à l’immunité collective.

Figure 3.2. L’immunité collective se produit lorsqu’une forte proportion de la population est immunisée contre le SRAS-CoV-2, ce qui réduit le risque d’infection pour le reste de la population. Source : Mariana Bego.

Les corrélats de protection d’un virus ou d’un agent pathogène infectieux sont des signes mesurables indiquant que cette personne (ou un autre hôte potentiel) est immunisée, c’est-à-dire qu’elle est protégée contre l’infection ou qu’elle ne contractera pas la maladie. Pour bien des virus, les anticorps forment le corrélat d’immunité, mais ce ne sont pas les seuls éléments à considérer pour déterminer si une personne est complètement immunisée. Malheureusement, on ne comprend pas encore tout à fait les corrélats de protection contre le SRAS-CoV-2.

Les chercheurs financés par le GTIC s’attachent à définir les marqueurs associés à l’immunité protectrice contre l’infection par le SRAS-CoV-2. Parmi les facteurs dont il faut tenir compte, soulignons la présence et un seuil minimal d’anticorps de liaison et d’anticorps neutralisants contre les protéines spiculaires et nucléocapsides du SRAS-CoV-2. Les lymphocytes T et B sont également à l’étude pour établir leur rôle dans la protection, car ils sont actifs plus longtemps que les anticorps. Les chercheurs veulent déterminer 1) s’il s’agit de bons marqueurs et 2) le nombre de marqueurs de ce type nécessaires pour conférer une protection.

La sérosurveillance et d’autres études en population

Figure 4.1. Au moyen de la lancette à ressort fournie dans la trousse, des gouttes de sang prélevées au bout du doigt sont déposées sur le filtre de carton. La carte de GSS est ensuite scellée, emballée, étiquetée et expédiée à un laboratoire d’analyse, où elle est traitée et analysée pour déceler la présence d’anticorps contre le SRAS-CoV-2. Le résultat positif de l’analyse de GSS indique la présence d’une infection antérieure par le virus responsable de la COVID-19. Source : Kristin Davis.

La séroprévalence désigne le nombre (ou le pourcentage) de membres de la population qui ont obtenu un résultat positif à un test de dépistage des anticorps contre un virus ou un agent infectieux précis, d’après des analyses sanguines. Si la séroprévalence s’élève à 1 %, par exemple, on peut postuler que 1 % de la population étudiée possède des anticorps contre le virus ou l’agent infectieux et pourrait y opposer une certaine forme de résistance. Ces anticorps pourraient avoir été développés à la suite de l’infection ou de la vaccination, ou les deux.

La surveillance de la santé est courante en santé publique. C’est une façon d’observer et de surveiller la santé et le bien-être de groupes de populations importants. La sérosurveillance consiste à examiner et à évaluer les taux d’anticorps contenus dans les prélèvements de sang de certains groupes de personnes contre certains agents infectieux comme le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19. On vise ainsi à mesurer le nombre de personnes qui ont été exposées au SRAS-CoV-2 et ont produit des anticorps, qui sont essentiels au développement de l’immunité. Les chercheurs peuvent ainsi évaluer l’immunité de la population acquise après une infection ou après la vaccination. Lorsqu’elles savent combien de personnes possèdent des anticorps pour prévenir une infection potentielle, ou du moins les formes graves de l’infection, les autorités de la santé publique sont mieux en mesure d’informer et de protéger la population.

Pour comprendre l’immunité de la population contre le SRAS-CoV-2, les prélèvements de sang de milliers de Canadiens sont en voie d’être testés afin d’établir le taux d’anticorps contre les protéines du SRAS-CoV-2 qu’ils contiennent.

À mesure que les vaccins sont commercialisés, la sérosurveillance peut contribuer à déterminer l’ordre prioritaire des groupes à vacciner en fonction des populations qui demeurent vulnérables à l’infection. Les études de séroprévalence peuvent également contribuer à déterminer l’efficacité des programmes de vaccination en place.

Puisque le SRAS-CoV-2 est relativement nouveau, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Par exemple, à cette étape de la pandémie, nous ne savons toujours pas exactement pendant combien de temps les anticorps (produits après l’infection par la COVID-19 ou la vaccination contre la COVID-19) restent dans l’organisme. En continuant d’amasser le plus d’information possible au sujet du virus, nous sommes mieux à même d’organiser une réponse complète et bien éclairée.

Le dépistage de l’immunité ne sert pas à détecter un virus actif (comme l’écouvillonnage du nez ou de la bouche qui permet de détecter le SRAS-CoV-2). Il sert plutôt à vérifier si une personne est porteuse des anticorps qui sont produits en réponse à une infection au SRAS-CoV-2 (le virus responsable de la COVID-19). Pour ce faire, on utilise habituellement un échantillon de sang, mais d’autres méthodes ont été mises au point, notamment à partir de salive. Le dépistage de l’immunité à grande échelle peut permettre d’estimer le nombre total de personnes qui ont été infectées, ainsi que leur répartition sociodémographique. On peut employer des techniques spéciales pour détecter les variants préoccupants dans les échantillons. Ces données peuvent permettre de mieux comprendre les profils d’infection du SRAS-CoV-2 et de mettre au point des mesures pour prévenir la transmission du virus.

Les études de surveillance vaccinale portent sur l’efficacité vaccinale (la capacité des vaccins de prévenir une maladie grave, de nouvelles infections et la transmission) et la sécurité vaccinale (la détermination et la quantification des effets indésirables d’un vaccin). Un événement indésirable est un effet néfaste et non souhaitable découlant de la prise d’un médicament ou d’une autre intervention.

La surveillance vaccinale porte plus précisément sur la réponse immunitaire produite par la vaccination (la capacité du vaccin à produire une réponse immunitaire protectrice, les détails de la réponse immunitaire induite par la vaccination, la durée de détection de ces « marqueurs de protection » et la durée d’efficacité des vaccins).

La surveillance vaccinale inclut la confiance envers la vaccination, laquelle explore les facteurs motivant les inquiétudes potentielles à l’égard des vaccins (ou réticence envers la vaccination).

L’immunité naturelle serait mieux désignée par le terme « immunité acquise par l’infection ». Ce terme signifie qu’une personne a acquis une certaine défense contre le virus par suite d’une infection ou d’une exposition, et non après avoir été vaccinée. L’immunité induite par la vaccination désigne le mécanisme de défense de l’organisme contre un virus déclenché par un vaccin.

À l’heure actuelle, il n’existe pas de consensus quant à la durée de l’immunité conférée de l’une ou l’autre façon.

Parfois appelées études sur le terrain, les études en population visent à répondre à des questions de recherche au sujet de populations définies, en fonction d’un échantillon de cette population. Ces populations d’intérêt peuvent être nombreuses, comme tous les habitants d’une ville, par exemple, ou être déterminées par une caractéristique commune à de nombreuses personnes, comme avoir des enfants âgés de trois à cinq ans.

D’ordinaire, ces études portent sur une « population générale » définie, plutôt que sur une population de personnes hospitalisées ou occupant un emploi donné.

Pour dégager des statistiques à partir des études en population, il faut respecter quelques exigences minimales :

  1. L’échantillon de la population doit être assez vaste, être sélectionné de manière aléatoire (au hasard) et être représentatif de la population générale.
  2. Les mesures doivent être standardisées.
  3. Les tests utilisés doivent avoir une sensibilité et une spécificité suffisantes.

Les études de séroprévalence de la COVID-19 réalisées en population contribuent à effectuer diverses choses, comme évaluer l’infectiosité du virus et son taux de mortalité. Par exemple, elles peuvent établir la proportion des transmissions attribuables à des infections asymptomatiques ou légères. Elles peuvent également contribuer à déterminer les populations qui sont susceptibles et qui sont exposées.

Ce type d’études est bien conçu pour éclairer des décisions politiques fondées sur des données probantes.

Les chercheurs financés par le GTIC participent à des projets à grande échelle visant à évaluer la séroprévalence de la COVID-19 par région, par province ou par territoire. Leurs données permettent aussi d’estimer la séroprévalence des anticorps développés à la suite d’une infection et à la suite de la vaccination dans des populations d’intérêt, telles que les enfants d’âge scolaire, les résidents et travailleurs des établissements de soins de longue durée, les travailleurs de la santé, les habitants de points chauds et les personnes à risque élevé en raison de problèmes de santé préexistants, entre autres. Cliquez ici pour la liste complète des études financées par le GTIC.

Les éléments de données essentielles forment une série de questions standardisées, mises au point par les experts du GTIC, qui doivent être intégrées aux sondages ou enquêtes des groupes financés par le GTIC pour étudier l’immunité. Ils visent à encourager les nombreux groupes de recherche financés par le GTIC à standardiser la collecte et la consignation des données de leurs sondages ou enquêtes. Le GTIC souhaite ainsi comparer directement les résultats des diverses études et initiatives liées à la COVID-19 au Canada.

Notamment, les éléments de données essentielles contiennent des questions et des réponses liées à l’état de la COVID-19, aux symptômes de COVID-19, à la qualité des logements, aux facteurs de risque, à l’acquisition de risques, aux vaccins et aux changements de comportement liés à la santé relativement au virus.

La trousse de GSS, ou gouttes de sang séché est un moyen simple de prélever un échantillon de sang chez soi. Elle remplace avantageusement la prise de sang en clinique, car il n’est pas nécessaire de quitter la maison pour l’effectuer. Le participant est invité à respecter un processus graduel qui consiste à se piquer le doigt et à déposer plusieurs gouttes de sang sur une carte qui est ensuite expédiée à un laboratoire en vue de son analyse. Les chercheurs de l’une des études financées par le GTIC expliquent ce processus ici, en anglais.

À l’heure actuelle, ces trousses sont utilisées dans le cadre de plusieurs études de séroprévalence soutenues par le GTIC afin de prélever du sang qui sera utilisé pour le dépistage des anticorps. Les chercheurs se servent des gouttes de sang séché prélevées pour déterminer la présence des anticorps contre le SRAS-CoV-2 dans une population à l’étude.

La séroprévalence désigne le nombre (ou le pourcentage) de membres de la population qui ont obtenu un résultat positif à un test de dépistage des anticorps contre un virus ou un agent infectieux précis, d’après des analyses sanguines. Si la séroprévalence s’élève à 1 %, par exemple, on peut postuler que 1 % de la population étudiée possède des anticorps contre le virus ou l’agent infectieux et pourrait y opposer une certaine forme de résistance. Ces anticorps pourraient avoir été développés à la suite de l’infection ou de la vaccination, ou les deux.

La surveillance de la santé est courante en santé publique. C’est une façon d’observer et de surveiller la santé et le bien-être de groupes de populations importants. La sérosurveillance consiste à examiner et à évaluer les taux d’anticorps contenus dans les prélèvements de sang de certains groupes de personnes contre certains agents infectieux comme le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19. On vise ainsi à mesurer le nombre de personnes qui ont été exposées au SRAS-CoV-2 et ont produit des anticorps, qui sont essentiels au développement de l’immunité. Les chercheurs peuvent ainsi évaluer l’immunité de la population acquise après une infection ou après la vaccination. Lorsqu’elles savent combien de personnes possèdent des anticorps pour prévenir une infection potentielle, ou du moins les formes graves de l’infection, les autorités de la santé publique sont mieux en mesure d’informer et de protéger la population.

Pour comprendre l’immunité de la population contre le SRAS-CoV-2, les prélèvements de sang de milliers de Canadiens sont en voie d’être testés afin d’établir le taux d’anticorps contre les protéines du SRAS-CoV-2 qu’ils contiennent.

À mesure que les vaccins sont commercialisés, la sérosurveillance peut contribuer à déterminer l’ordre prioritaire des groupes à vacciner en fonction des populations qui demeurent vulnérables à l’infection. Les études de séroprévalence peuvent également contribuer à déterminer l’efficacité des programmes de vaccination en place.

Puisque le SRAS-CoV-2 est relativement nouveau, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Par exemple, à cette étape de la pandémie, nous ne savons toujours pas exactement pendant combien de temps les anticorps (produits après l’infection par la COVID-19 ou la vaccination contre la COVID-19) restent dans l’organisme. En continuant d’amasser le plus d’information possible au sujet du virus, nous sommes mieux à même d’organiser une réponse complète et bien éclairée.

Le dépistage de l’immunité ne sert pas à détecter un virus actif (comme l’écouvillonnage du nez ou de la bouche qui permet de détecter le SRAS-CoV-2). Il sert plutôt à vérifier si une personne est porteuse des anticorps qui sont produits en réponse à une infection au SRAS-CoV-2 (le virus responsable de la COVID-19). Pour ce faire, on utilise habituellement un échantillon de sang, mais d’autres méthodes ont été mises au point, notamment à partir de salive. Le dépistage de l’immunité à grande échelle peut permettre d’estimer le nombre total de personnes qui ont été infectées, ainsi que leur répartition sociodémographique. On peut employer des techniques spéciales pour détecter les variants préoccupants dans les échantillons. Ces données peuvent permettre de mieux comprendre les profils d’infection du SRAS-CoV-2 et de mettre au point des mesures pour prévenir la transmission du virus.

Les études de surveillance vaccinale portent sur l’efficacité vaccinale (la capacité des vaccins de prévenir une maladie grave, de nouvelles infections et la transmission) et la sécurité vaccinale (la détermination et la quantification des effets indésirables d’un vaccin). Un événement indésirable est un effet néfaste et non souhaitable découlant de la prise d’un médicament ou d’une autre intervention.

La surveillance vaccinale porte plus précisément sur la réponse immunitaire produite par la vaccination (la capacité du vaccin à produire une réponse immunitaire protectrice, les détails de la réponse immunitaire induite par la vaccination, la durée de détection de ces « marqueurs de protection » et la durée d’efficacité des vaccins).

La surveillance vaccinale inclut la confiance envers la vaccination, laquelle explore les facteurs motivant les inquiétudes potentielles à l’égard des vaccins (ou réticence envers la vaccination).

L’immunité naturelle serait mieux désignée par le terme « immunité acquise par l’infection ». Ce terme signifie qu’une personne a acquis une certaine défense contre le virus par suite d’une infection ou d’une exposition, et non après avoir été vaccinée. L’immunité induite par la vaccination désigne le mécanisme de défense de l’organisme contre un virus déclenché par un vaccin.

À l’heure actuelle, il n’existe pas de consensus quant à la durée de l’immunité conférée de l’une ou l’autre façon.

Parfois appelées études sur le terrain, les études en population visent à répondre à des questions de recherche au sujet de populations définies, en fonction d’un échantillon de cette population. Ces populations d’intérêt peuvent être nombreuses, comme tous les habitants d’une ville, par exemple, ou être déterminées par une caractéristique commune à de nombreuses personnes, comme avoir des enfants âgés de trois à cinq ans.

D’ordinaire, ces études portent sur une « population générale » définie, plutôt que sur une population de personnes hospitalisées ou occupant un emploi donné.

Pour dégager des statistiques à partir des études en population, il faut respecter quelques exigences minimales :

  1. L’échantillon de la population doit être assez vaste, être sélectionné de manière aléatoire (au hasard) et être représentatif de la population générale.
  2. Les mesures doivent être standardisées.
  3. Les tests utilisés doivent avoir une sensibilité et une spécificité suffisantes.

Les études de séroprévalence de la COVID-19 réalisées en population contribuent à effectuer diverses choses, comme évaluer l’infectiosité du virus et son taux de mortalité. Par exemple, elles peuvent établir la proportion des transmissions attribuables à des infections asymptomatiques ou légères. Elles peuvent également contribuer à déterminer les populations qui sont susceptibles et qui sont exposées.

Ce type d’études est bien conçu pour éclairer des décisions politiques fondées sur des données probantes.

Les chercheurs financés par le GTIC participent à des projets à grande échelle visant à évaluer la séroprévalence de la COVID-19 par région, par province ou par territoire. Leurs données permettent aussi d’estimer la séroprévalence des anticorps développés à la suite d’une infection et à la suite de la vaccination dans des populations d’intérêt, telles que les enfants d’âge scolaire, les résidents et travailleurs des établissements de soins de longue durée, les travailleurs de la santé, les habitants de points chauds et les personnes à risque élevé en raison de problèmes de santé préexistants, entre autres. Cliquez ici pour la liste complète des études financées par le GTIC.

Les éléments de données essentielles forment une série de questions standardisées, mises au point par les experts du GTIC, qui doivent être intégrées aux sondages ou enquêtes des groupes financés par le GTIC pour étudier l’immunité. Ils visent à encourager les nombreux groupes de recherche financés par le GTIC à standardiser la collecte et la consignation des données de leurs sondages ou enquêtes. Le GTIC souhaite ainsi comparer directement les résultats des diverses études et initiatives liées à la COVID-19 au Canada.

Notamment, les éléments de données essentielles contiennent des questions et des réponses liées à l’état de la COVID-19, aux symptômes de COVID-19, à la qualité des logements, aux facteurs de risque, à l’acquisition de risques, aux vaccins et aux changements de comportement liés à la santé relativement au virus.

La trousse de GSS, ou gouttes de sang séché est un moyen simple de prélever un échantillon de sang chez soi. Elle remplace avantageusement la prise de sang en clinique, car il n’est pas nécessaire de quitter la maison pour l’effectuer. Le participant est invité à respecter un processus graduel qui consiste à se piquer le doigt et à déposer plusieurs gouttes de sang sur une carte qui est ensuite expédiée à un laboratoire en vue de son analyse. Les chercheurs de l’une des études financées par le GTIC expliquent ce processus ici, en anglais.

À l’heure actuelle, ces trousses sont utilisées dans le cadre de plusieurs études de séroprévalence soutenues par le GTIC afin de prélever du sang qui sera utilisé pour le dépistage des anticorps. Les chercheurs se servent des gouttes de sang séché prélevées pour déterminer la présence des anticorps contre le SRAS-CoV-2 dans une population à l’étude.

Figure 4.1. Au moyen de la lancette à ressort fournie dans la trousse, des gouttes de sang prélevées au bout du doigt sont déposées sur le filtre de carton. La carte de GSS est ensuite scellée, emballée, étiquetée et expédiée à un laboratoire d’analyse, où elle est traitée et analysée pour déceler la présence d’anticorps contre le SRAS-CoV-2. Le résultat positif de l’analyse de GSS indique la présence d’une infection antérieure par le virus responsable de la COVID-19. Source : Kristin Davis.

Les vaccins

Figure 5.1. Le vaccin à ARNm contre la COVID-19 contient des directives (ARNm) pour fabriquer de nombreuses protéines spiculaires du SRAS-CoV-2. Leur libération hors de la cellule de l’hôte déclenche une réponse immunitaire, ce qui incite l’hôte à fabriquer des anticorps, des lymphocytes B et des lymphocytes T contre le virus, comme en cas d’infection naturelle. Source : Mariana Bego.

Les vaccins contre la COVID-19 incitent l’organisme à acquérir une immunité contre le SRAS-CoV-2 sans exposition à la maladie. Il y a actuellement quatre grands types de vaccins contre la COVID-19 : les vaccins à ARN messager, ou ARNm (comme Comirnaty de Pfizer-BioNTech et Spikevax de Moderna), les vaccins sous-unitaires protéiques (comme le vaccin de Novavax), les vaccins à vecteur viral (comme le vaccin de Johnson & Johnson et Vaxzevria d’Oxford-AstraZeneca) et les vaccins viraux inactivés (comme le vaccin de Sinovac).

Le vaccin à ARNm enseigne aux cellules à fabriquer une copie d’une protéine spécifique au SRAS-CoV-2, qu’on appelle protéine spiculaire. L’organisme reconnaît qu’il s’agit d’une protéine étrangère et produit des anticorps et des lymphocytes B et T qui se rappelleront le virus et qui le détruiront en cas de future infection.

Les vaccins sous-unitaires protéiques sont composés de protéines inoffensives du SRAS-CoV-2, tandis que les vaccins à vecteur viral contiennent un autre type de virus inoffensif qui pénètre dans les cellules pour produire la protéine spiculaire du SRAS -CoV-2. Enfin, le vaccin à SRAS-CoV-2 inactivé est fabriqué à l’aide du virus tué qui ne peut plus se répliquer.

Tous les types de vaccins partagent un objectif : produire une réserve de lymphocytes B et T qui sauront lutter contre le virus à l’avenir. Le niveau et la durée de l’immunité que procurent ces divers vaccins peuvent toutefois varier.

En ce moment, quatre vaccins contre la COVID-19 sont approuvés et peuvent être utilisés au Canada (voir le tableau ci-dessous). Le 16 septembre 2021, trois de ces vaccins ont été autorisés en vertu du Règlement sur les aliments et drogues, ce qui marquait aussi leur changement de nom : Comirnaty, Spikevax et Vaxzevria sont les noms de ces marques qui remplacent désormais les noms des fabricants pour désigner les vaccins.

Nom de la marque Fabricant(s) Nom de l’étude Type de vaccin Nombre de doses administrées
Comirnaty Pfizer, Inc. et BioNTech BNT162b2 ARNm 2
Spikevax ModernaTX, Inc. mRNA-1273 ARNm 2
Vaxzevria AstraZeneca Canada Inc. et Verity/SII (COVISHIELD) ChAdOx1 Vecteur viral 2
(Johnson & Johnson) Janssen Pharmaceutical Companies of Johnson & Johnson JNJ-78436735 Vecteur viral 1

Pour de plus amples renseignements sur ces vaccins, veuillez consulter le site Web du gouvernement du Canada.

Les vaccins contre le SRAS-CoV-2 ont été créés pour stimuler la réponse immunitaire de l’organisme afin de lutter contre le virus et de réduire le risque de contracter la COVID-19. Ces vaccins sont particulièrement efficaces pour réduire le risque d’éprouver de graves symptômes de la COVID-19, d’être hospitalisé ou de décéder de la maladie.

Cela dit, le risque qu’une personne vaccinée contracte le SRAS-CoV-2 et développe la COVID-19 ne peut être réduit à zéro. Certaines données préliminaires laissent croire que les personnes pleinement vaccinées peuvent être infectées par le variant Delta et peut-être d’autres variants. Cependant, comparativement aux personnes non vaccinées, les personnes pleinement vaccinées sont moins susceptibles d’être infectées par le SRAS-CoV-2 et si cela se produit, elles développent des symptômes moins graves.

Des études semblent indiquer que le sang des personnes vaccinées contient une quantité moindre de virus, ce qui se traduirait par une quantité moindre à transmettre, donc une réduction de la transmission. Néanmoins, les personnes vaccinées peuvent malgré tout transmettre le virus pendant un certain temps après avoir été infectées. Il est donc particulièrement important que les personnes vaccinées continuent de respecter les protocoles sanitaires, y compris le fréquent lavage des mains, le port du masque et le confinement à la maison lorsqu’elles ne se sentent pas bien.

Si vous avez déjà contracté la COVID-19, vous devriez tout de même vous faire vacciner parce qu’on ne connaît pas vraiment le niveau ni la durée de l’immunité conférée par l’infection. Le vaccin procure également une protection plus longue parce qu’il est conçu de manière optimale pour produire une réponse immunitaire efficace. Il n’y a pas de danger à se faire vacciner pour stimuler sa réponse immunitaire au SRAS-CoV-2.

L’efficacité des vaccins est mesurée par l’effet de la vaccination sur les hospitalisations et la mortalité découlant de la COVID-19, sur l’infection asymptomatique et la transmission, ainsi que sur la réponse vaccinale de groupes de divers âges et de divers états de santé générale. Certaines des études financées par le GTIC consistent à évaluer l’efficacité de diverses combinaisons de vaccins, l’efficacité de la vaccination chez les femmes enceintes, les enfants et les personnes à risque élevé en raison de problèmes de santé préexistants, ainsi que l’efficacité des vaccins pour prévenir un pronostic sombre chez les adultes hospitalisés.

Le GTIC contribue au financement d’études qui évaluent l’efficacité des vaccins. Pour ce faire, il surveille les événements indésirables associés à la vaccination, notamment une association avec l’anaphylaxie et d’autres événements allergiques, le syndrome de Guillain-Barré, la paralysie de Bell et les maladies accrues par les vaccins, entre autres. Certaines des études financées suivent les effets secondaires comme les réactions locales temporaires au point d’injection, les symptômes systémiques (fièvre, fatigue et myalgie), les symptômes respiratoires évocateurs du rhume ou de la grippe et les symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée ou maux d’estomac), entre autres. Les populations ciblées par ces études recoupent celles visées par les études sur l’efficacité des vaccins, comme les femmes enceintes, les enfants, les personnes à risque élevé en raison de problèmes de santé préexistants et les adultes hospitalisés.

Les vaccines dont l’utilisation est approuvée à l’heure actuelle ont fait l’objet d’essais cliniques avant l’émergence des nouveaux variants. Les données permettant de déterminer l’efficacité de ces vaccins contre les variants arrivent graduellement, tandis que des chercheurs étudient la question de près.

Les études préliminaires démontrent que les personnes qui ont reçu le vaccin à ARNm Comirnaty de Pfizer-BioNTech peuvent neutraliser les variants préoccupants Alpha, d’origine britannique et Beta, d’origine sud-africaine. Une autre étude a révélé que le vaccin à ARNm-1273 Spikevax de Moderna était moins efficace contre le variant Beta. Enfin, Novavax a annoncé que son vaccin était efficace à 80,3 % dans une population britannique où l’on observait une forte prévalence du variant Alpha, ce qui laisse croire qu’il est efficace dans ce contexte. Ensemble, ces études tendent à indiquer l’importance de la surveillance continue des variants, qui pourrait démontrer la nécessité de modifier la souche vaccinale.

Les données du monde réel démontrent que les vaccins demeurent très efficaces pour réduire le nombre d’hospitalisations attribuables à la COVID-19 et les visites aux urgences, et ce, même quand le variant Delta circule. Chez les personnes non vaccinées qui contractent le variant Delta, le risque de nécessiter des soins d’urgence ou une hospitalisation est de 5 à 7 fois plus élevé que chez les personnes vaccinées. Les vaccins Spikevax de Moderna et Comirnaty de Pfizer-BioNTech se montrent hautement efficaces pour prévenir les hospitalisations chez les adultes de 18 ans et plus (avec une efficacité de 95 % et 80 %, respectivement). Toutefois, chez les personnes de 75 ans ou plus, l’efficacité des vaccins est plus faible. C’est pourquoi la vaccination est très importante pour diminuer la pression sur le système de santé.

D’après les essais cliniques, les fabricants des vaccins contre le SRAS-CoV-2 recommandent deux doses à des intervalles précis pour parvenir à une efficacité optimale. Étant donné les pénuries de vaccins, les pays ont dû prendre la décision difficile de retarder la seconde dose pour qu’un maximum de personnes puissent recevoir une première dose. Depuis, on a constaté qu’un intervalle plus long entre les deux doses pourrait en fait améliorer l’immunité.

Selon la recommandation du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada, la deuxième dose peut être administrée jusqu’à quatre mois après la première. Les modèles de l’Agence de la santé publique du Canada indiquent également que les intervalles entre les doses pourraient être prolongés jusqu’à six mois. Cependant, il faudra un suivi continu, à long terme, dans la vie réelle et dans le cadre d’essais cliniques, pour connaître la véritable durée de la protection.

La plupart des vaccins sont administrés en deux doses pour conférer une protection maximale contre le SRAS-CoV-2. Les vaccins Comirnaty de Pfizer-BioNTech, Spikevax de Moderna et Vaxzevria d’Oxford-AstraZeneca sont tous offerts en deux doses, tandis que celui de Johnson & Johnson est administré en une seule dose. Selon les essais cliniques, la première dose de chacun des quatre vaccins est efficace pour prévenir la COVID-19 symptomatique à compter de deux semaines après l’administration.

Dans le cas des vaccins administrés en deux doses, la première attise la mémoire immunologique, tandis que la deuxième la stimule pour assurer une protection à long terme. Ainsi, après une période d’exposition plus longue, l’organisme peut produire plus d’anticorps et de cellules mémoires pour se débarrasser du virus. La protection conférée par la première dose est moins élevée que l’efficacité assurée par la seconde dose. En effet, les taux optimaux des réponses humorale et cellulaire sont observés après la deuxième dose.

On parle d’infection postvaccinale lorsqu’une personne entièrement vaccinée contre une maladie, comme la COVID-19, est infectée de nouveau. Cela signifie donc que le virus a réussi à contourner le dispositif de protection découlant de la vaccination. Les vaccins contre la COVID-19 ne sont pas efficaces à 100 %, c’est pourquoi il est possible de contracter une infection postvaccinale. Par contre, les infections postvaccinales sont principalement asymptomatiques ou légèrement symptomatiques. La vaccination contre la COVID-19 demeure le meilleur moyen de se protéger contre les formes sévères de la maladie et de prévenir l’hospitalisation ou le décès à la suite d’une infection au SRAS-CoV-2.

Les vaccins contre la COVID-19 incitent l’organisme à acquérir une immunité contre le SRAS-CoV-2 sans exposition à la maladie. Il y a actuellement quatre grands types de vaccins contre la COVID-19 : les vaccins à ARN messager, ou ARNm (comme Comirnaty de Pfizer-BioNTech et Spikevax de Moderna), les vaccins sous-unitaires protéiques (comme le vaccin de Novavax), les vaccins à vecteur viral (comme le vaccin de Johnson & Johnson et Vaxzevria d’Oxford-AstraZeneca) et les vaccins viraux inactivés (comme le vaccin de Sinovac).

Le vaccin à ARNm enseigne aux cellules à fabriquer une copie d’une protéine spécifique au SRAS-CoV-2, qu’on appelle protéine spiculaire. L’organisme reconnaît qu’il s’agit d’une protéine étrangère et produit des anticorps et des lymphocytes B et T qui se rappelleront le virus et qui le détruiront en cas de future infection.

Les vaccins sous-unitaires protéiques sont composés de protéines inoffensives du SRAS-CoV-2, tandis que les vaccins à vecteur viral contiennent un autre type de virus inoffensif qui pénètre dans les cellules pour produire la protéine spiculaire du SRAS -CoV-2. Enfin, le vaccin à SRAS-CoV-2 inactivé est fabriqué à l’aide du virus tué qui ne peut plus se répliquer.

Tous les types de vaccins partagent un objectif : produire une réserve de lymphocytes B et T qui sauront lutter contre le virus à l’avenir. Le niveau et la durée de l’immunité que procurent ces divers vaccins peuvent toutefois varier.

Figure 5.1. Le vaccin à ARNm contre la COVID-19 est composé d’ARNm regroupé dans des nanoparticules lipidiques qui contiennent des directives pour fabriquer plus de protéines spiculaires du SRAS-CoV-2. Après la vaccination, l’ARNm est libéré de la cellule hôte et fabrique la protéine spiculaire. La libération de cette protéine spiculaire déclenche une réponse immunitaire, et l’hôte fabrique des anticorps, des lymphocytes T et des lymphocytes B contre le virus, comme en cas d’infection naturelle par la COVID-19. Source : Mariana Bego.

En ce moment, quatre vaccins contre la COVID-19 sont approuvés et peuvent être utilisés au Canada (voir le tableau ci-dessous). Le 16 septembre 2021, trois de ces vaccins ont été autorisés en vertu du Règlement sur les aliments et drogues, ce qui marquait aussi leur changement de nom : Comirnaty, Spikevax et Vaxzevria sont les noms de ces marques qui remplacent désormais les noms des fabricants pour désigner les vaccins.

Nom de la marque Fabricant(s) Nom de l’étude Type de vaccin Nombre de doses administrées
Comirnaty Pfizer, Inc. et BioNTech BNT162b2 ARNm 2
Spikevax ModernaTX, Inc. mRNA-1273 ARNm 2
Vaxzevria AstraZeneca Canada Inc. et Verity/SII (COVISHIELD) ChAdOx1 Vecteur viral 2
(Johnson & Johnson) Janssen Pharmaceutical Companies of Johnson & Johnson JNJ-78436735 Vecteur viral 1

Pour de plus amples renseignements sur ces vaccins, veuillez consulter le site Web du gouvernement du Canada.

Les vaccins contre le SRAS-CoV-2 ont été créés pour stimuler la réponse immunitaire de l’organisme afin de lutter contre le virus et de réduire le risque de contracter la COVID-19. Ces vaccins sont particulièrement efficaces pour réduire le risque d’éprouver de graves symptômes de la COVID-19, d’être hospitalisé ou de décéder de la maladie.

Cela dit, le risque qu’une personne vaccinée contracte le SRAS-CoV-2 et développe la COVID-19 ne peut être réduit à zéro. Certaines données préliminaires laissent croire que les personnes pleinement vaccinées peuvent être infectées par le variant Delta et peut-être d’autres variants. Cependant, comparativement aux personnes non vaccinées, les personnes pleinement vaccinées sont moins susceptibles d’être infectées par le SRAS-CoV-2 et si cela se produit, elles développent des symptômes moins graves.

Des études semblent indiquer que le sang des personnes vaccinées contient une quantité moindre de virus, ce qui se traduirait par une quantité moindre à transmettre, donc une réduction de la transmission. Néanmoins, les personnes vaccinées peuvent malgré tout transmettre le virus pendant un certain temps après avoir été infectées. Il est donc particulièrement important que les personnes vaccinées continuent de respecter les protocoles sanitaires, y compris le fréquent lavage des mains, le port du masque et le confinement à la maison lorsqu’elles ne se sentent pas bien.

Si vous avez déjà contracté la COVID-19, vous devriez tout de même vous faire vacciner parce qu’on ne connaît pas vraiment le niveau ni la durée de l’immunité conférée par l’infection. Le vaccin procure également une protection plus longue parce qu’il est conçu de manière optimale pour produire une réponse immunitaire efficace. Il n’y a pas de danger à se faire vacciner pour stimuler sa réponse immunitaire au SRAS-CoV-2.

L’efficacité des vaccins est mesurée par l’effet de la vaccination sur les hospitalisations et la mortalité découlant de la COVID-19, sur l’infection asymptomatique et la transmission, ainsi que sur la réponse vaccinale de groupes de divers âges et de divers états de santé générale. Certaines des études financées par le GTIC consistent à évaluer l’efficacité de diverses combinaisons de vaccins, l’efficacité de la vaccination chez les femmes enceintes, les enfants et les personnes à risque élevé en raison de problèmes de santé préexistants, ainsi que l’efficacité des vaccins pour prévenir un pronostic sombre chez les adultes hospitalisés.

Le GTIC contribue au financement d’études qui évaluent l’efficacité des vaccins. Pour ce faire, il surveille les événements indésirables associés à la vaccination, notamment une association avec l’anaphylaxie et d’autres événements allergiques, le syndrome de Guillain-Barré, la paralysie de Bell et les maladies accrues par les vaccins, entre autres. Certaines des études financées suivent les effets secondaires comme les réactions locales temporaires au point d’injection, les symptômes systémiques (fièvre, fatigue et myalgie), les symptômes respiratoires évocateurs du rhume ou de la grippe et les symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée ou maux d’estomac), entre autres. Les populations ciblées par ces études recoupent celles visées par les études sur l’efficacité des vaccins, comme les femmes enceintes, les enfants, les personnes à risque élevé en raison de problèmes de santé préexistants et les adultes hospitalisés.

Les vaccines dont l’utilisation est approuvée à l’heure actuelle ont fait l’objet d’essais cliniques avant l’émergence des nouveaux variants. Les données permettant de déterminer l’efficacité de ces vaccins contre les variants arrivent graduellement, tandis que des chercheurs étudient la question de près.

Les études préliminaires démontrent que les personnes qui ont reçu le vaccin à ARNm Comirnaty de Pfizer-BioNTech peuvent neutraliser les variants préoccupants Alpha, d’origine britannique et Beta, d’origine sud-africaine. Une autre étude a révélé que le vaccin à ARNm-1273 Spikevax de Moderna était moins efficace contre le variant Beta. Enfin, Novavax a annoncé que son vaccin était efficace à 80,3 % dans une population britannique où l’on observait une forte prévalence du variant Alpha, ce qui laisse croire qu’il est efficace dans ce contexte. Ensemble, ces études tendent à indiquer l’importance de la surveillance continue des variants, qui pourrait démontrer la nécessité de modifier la souche vaccinale.

Les données du monde réel démontrent que les vaccins demeurent très efficaces pour réduire le nombre d’hospitalisations attribuables à la COVID-19 et les visites aux urgences, et ce, même quand le variant Delta circule. Chez les personnes non vaccinées qui contractent le variant Delta, le risque de nécessiter des soins d’urgence ou une hospitalisation est de 5 à 7 fois plus élevé que chez les personnes vaccinées. Les vaccins Spikevax de Moderna et Comirnaty de Pfizer-BioNTech se montrent hautement efficaces pour prévenir les hospitalisations chez les adultes de 18 ans et plus (avec une efficacité de 95 % et 80 %, respectivement). Toutefois, chez les personnes de 75 ans ou plus, l’efficacité des vaccins est plus faible. C’est pourquoi la vaccination est très importante pour diminuer la pression sur le système de santé.

D’après les essais cliniques, les fabricants des vaccins contre le SRAS-CoV-2 recommandent deux doses à des intervalles précis pour parvenir à une efficacité optimale. Étant donné les pénuries de vaccins, les pays ont dû prendre la décision difficile de retarder la seconde dose pour qu’un maximum de personnes puissent recevoir une première dose. Depuis, on a constaté qu’un intervalle plus long entre les deux doses pourrait en fait améliorer l’immunité.

Selon la recommandation du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada, la deuxième dose peut être administrée jusqu’à quatre mois après la première. Les modèles de l’Agence de la santé publique du Canada indiquent également que les intervalles entre les doses pourraient être prolongés jusqu’à six mois. Cependant, il faudra un suivi continu, à long terme, dans la vie réelle et dans le cadre d’essais cliniques, pour connaître la véritable durée de la protection.

La plupart des vaccins sont administrés en deux doses pour conférer une protection maximale contre le SRAS-CoV-2. Les vaccins Comirnaty de Pfizer-BioNTech, Spikevax de Moderna et Vaxzevria d’Oxford-AstraZeneca sont tous offerts en deux doses, tandis que celui de Johnson & Johnson est administré en une seule dose. Selon les essais cliniques, la première dose de chacun des quatre vaccins est efficace pour prévenir la COVID-19 symptomatique à compter de deux semaines après l’administration.

Dans le cas des vaccins administrés en deux doses, la première attise la mémoire immunologique, tandis que la deuxième la stimule pour assurer une protection à long terme. Ainsi, après une période d’exposition plus longue, l’organisme peut produire plus d’anticorps et de cellules mémoires pour se débarrasser du virus. La protection conférée par la première dose est moins élevée que l’efficacité assurée par la seconde dose. En effet, les taux optimaux des réponses humorale et cellulaire sont observés après la deuxième dose.

On parle d’infection postvaccinale lorsqu’une personne entièrement vaccinée contre une maladie, comme la COVID-19, est infectée de nouveau. Cela signifie donc que le virus a réussi à contourner le dispositif de protection découlant de la vaccination. Les vaccins contre la COVID-19 ne sont pas efficaces à 100 %, c’est pourquoi il est possible de contracter une infection postvaccinale. Par contre, les infections postvaccinales sont principalement asymptomatiques ou légèrement symptomatiques. La vaccination contre la COVID-19 demeure le meilleur moyen de se protéger contre les formes sévères de la maladie et de prévenir l’hospitalisation ou le décès à la suite d’une infection au SRAS-CoV-2.