Foire aux questions

Vous trouverez ci-dessous des définitions et les réponses à quelques-unes des questions les plus fréquentes au sujet de la COVID-19.

Nous commençons par les notions de base et répondons aux questions au sujet du virus et de la maladie elle-même. Nous plongeons ensuite dans le dépistage du SRAS-CoV-2 et les anticorps et examinons leurs effets sur l’immunité après une infection. Nous nous attardons aussi à expliquer ce que signifient les études de sérosurveillance et les autres études en population et démontrons le caractère essentiel de leurs résultats lorsqu’ils sont utilisés pour éclairer le déploiement des vaccins dans la réponse du Canada à la pandémie de COVID-19..

Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, n’hésitez pas à nous écrire.

À propos du virus et de la maladie

Figure 1.1. De récents variants à propagation rapide ont été observés partout dans le monde. Certaines mutations pourraient conférer des avantages sélectifs au virus, comme une plus grande transmissibilité ou l’évasion immunitaire. Source : Mariana Bego.

Le nom coronavirus est dérivé du latin corona, qui signifie « couronne ». Il est inspiré de la forme caractéristique des protéines spiculaires du virus.

Cette famille de virus est composée de plusieurs membres qui peuvent infecter les humains : quatre sont des causes potentielles du rhume banal, tandis que les autres, le SRAS-CoV, le SRMO-CoV et le SRAS-CoV-2, ont provoqué de graves épidémies. Le SRAS-CoV-2 est un proche parent du SRAS-CoV, qui a été responsable de l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2002 et 2003 et qui a infecté plus de 8 000 personnes dans le monde.

La morphologie (forme) du coronavirus est représentée ci-dessus, avec ses protéines spiculaires (en rouge) qui forment une couronne autour du virus. D’autres protéines sont illustrées : l’enveloppe (en jaune) et la membrane (en orangé). Source : Alissa Eckert, MSMI, Dan Higgins, MAMS.

Les variants du SRAS-CoV-2 désignent des changements, ou « mutations », dans le code génétique original du virus. Ces modifications se produisent naturellement au fil du temps, en conséquence de leur réplication.

Par exemple, le variant B.1.1.7 a d’abord été détecté au Royaume-Uni, où la mutation s’est produite sur le domaine de liaison du récepteur (RBD) de la protéine 500 de la protéine spiculaire, où l’acide aminé asparagine (N) a été remplacé par la tyrosine (Y).

Il existe d’autres variants, y compris la lignée B.1.351 originaire de l’Afrique du Sud et la lignée P.1 originaire du Brésil et du Japon.

Ces variants du SRAS-CoV-2 sont inquiétants parce qu’ils semblent se propager beaucoup plus rapidement et qu’ils peuvent nuire à l’efficacité des vaccins ainsi qu’aux traitements thérapeutiques (des médicaments pour contribuer à guérir et à soulager les personnes atteintes de la COVID-19).

Figure 1.2. Lorsqu’une personne est infectée par un virus comme le SRAS-CoV-2, celui-ci se réplique à de nombreuses reprises dans l’hôte (des humains). Ces virus peuvent être transmis d’une personne à l’autre par des gouttelettes respiratoires (éternuement et toux). En raison de la réplication rapide et de la pression immunitaire pour contrôler le virus, celui-ci peut muter et produire un nouveau variant. Si la mutation contenue dans le variant lui confère un certain avantage, le virus se propagera mieux dans la population. Source : Mariana Bego.

Figure 1.3. Chaque mutation peut remonter à un ancêtre commun dans cet arbre décisionnel. Plusieurs mutations peuvent engendrer de nouveaux variants viraux et conférer des avantages au virus (par exemple, une transmissibilité accrue). Source : Mariana Bego.

Le SRAS-CoV-2 est le virus responsable de la maladie qu’on appelle COVID-19.

Les chercheurs sont à examiner cette question. Selon les recherches, une infection antérieure par le coronavirus peut susciter la production d’anticorps contre le SRAS-CoV-2, mais ces anticorps ne sont pas assez puissants pour prévenir la COVID-19.

Tout comme dans le cas des coronavirus saisonniers responsables du rhume banal, le rétablissement d’une première infection assure une certaine immunité et une certaine protection contre la réinfection. Cependant, certains patients rétablis de la COVID-19 l’ont contractée une nouvelle fois.

La COVID-19 est responsable de divers degrés de maladie, qu’il s’agisse d’une infection asymptomatique (absence de symptômes) de symptômes légers, d’une grave pneumonie, d’accidents vasculaires cérébraux, de sepsis, d’insuffisances organiques ou de mort. On postule qu’environ une personne infectée sur cinq n’éprouvera aucuns symptômes, mais ce nombre varie énormément en fonction de la population à l’étude.

Il est important de distinguer les infections asymptomatiques des infections présymptomatiques. Une personne asymptomatique n’éprouve jamais de symptômes entre le moment où elle contracte le virus jusqu’à ce que l’infection ait complètement disparu. Une personne « présymptomatique » finira plutôt par éprouver des symptômes, car il faut généralement de sept à 13 jours après l’exposition initiale au SRAS-CoV-2 pour qu’ils se manifestent.

Il faut préciser que même en l’absence de symptômes, il est toujours possible de transmettre le virus et d’être un « propagateur silencieux » de la pandémie.

Le nom coronavirus est dérivé du latin corona, qui signifie « couronne ». Il est inspiré de la forme caractéristique des protéines spiculaires du virus.

Cette famille de virus est composée de plusieurs membres qui peuvent infecter les humains : quatre sont des causes potentielles du rhume banal, tandis que les autres, le SRAS-CoV, le SRMO-CoV et le SRAS-CoV-2, ont provoqué de graves épidémies. Le SRAS-CoV-2 est un proche parent du SRAS-CoV, qui a été responsable de l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2002 et 2003 et qui a infecté plus de 8 000 personnes dans le monde.

La morphologie (forme) du coronavirus est représentée ci-dessus, avec ses protéines spiculaires (en rouge) qui forment une couronne autour du virus. D’autres protéines sont illustrées : l’enveloppe (en jaune) et la membrane (en orangé). Source : Alissa Eckert, MSMI, Dan Higgins, MAMS.

Les variants du SRAS-CoV-2 désignent des changements, ou « mutations », dans le code génétique original du virus. Ces modifications se produisent naturellement au fil du temps, en conséquence de leur réplication.

Par exemple, le variant B.1.1.7 a d’abord été détecté au Royaume-Uni, où la mutation s’est produite sur le domaine de liaison du récepteur (RBD) de la protéine 500 de la protéine spiculaire, où l’acide aminé asparagine (N) a été remplacé par la tyrosine (Y).

Il existe d’autres variants, y compris la lignée B.1.351 originaire de l’Afrique du Sud et la lignée P.1 originaire du Brésil et du Japon.

Ces variants du SRAS-CoV-2 sont inquiétants parce qu’ils semblent se propager beaucoup plus rapidement et qu’ils peuvent nuire à l’efficacité des vaccins ainsi qu’aux traitements thérapeutiques (des médicaments pour contribuer à guérir et à soulager les personnes atteintes de la COVID-19).

Figure 1.1. De récents variants à propagation rapide ont été observés partout dans le monde. Certaines mutations pourraient conférer des avantages sélectifs au virus, comme une plus grande transmissibilité ou l’évasion immunitaire. Source : Mariana Bego.

Figure 1.2. Lorsqu’une personne est infectée par un virus comme le SRAS-CoV-2, celui-ci se réplique à de nombreuses reprises dans l’hôte (des humains). Ces virus peuvent être transmis d’une personne à l’autre par des gouttelettes respiratoires (éternuement et toux). En raison de la réplication rapide et de la pression immunitaire pour contrôler le virus, celui-ci peut muter et produire un nouveau variant. Si la mutation contenue dans le variant lui confère un certain avantage, le virus se propagera mieux dans la population. Source : Mariana Bego.

Figure 1.3. Chaque mutation peut remonter à un ancêtre commun dans cet arbre décisionnel. Plusieurs mutations peuvent engendrer de nouveaux variants viraux et conférer des avantages au virus (par exemple, une transmissibilité accrue). Source : Mariana Bego.

Le SRAS-CoV-2 est le virus responsable de la maladie qu’on appelle COVID-19.

Les chercheurs sont à examiner cette question. Selon les recherches, une infection antérieure par le coronavirus peut susciter la production d’anticorps contre le SRAS-CoV-2, mais ces anticorps ne sont pas assez puissants pour prévenir la COVID-19.

Tout comme dans le cas des coronavirus saisonniers responsables du rhume banal, le rétablissement d’une première infection assure une certaine immunité et une certaine protection contre la réinfection. Cependant, certains patients rétablis de la COVID-19 l’ont contractée une nouvelle fois.

La COVID-19 est responsable de divers degrés de maladie, qu’il s’agisse d’une infection asymptomatique (absence de symptômes) de symptômes légers, d’une grave pneumonie, d’accidents vasculaires cérébraux, de sepsis, d’insuffisances organiques ou de mort. On postule qu’environ une personne infectée sur cinq n’éprouvera aucuns symptômes, mais ce nombre varie énormément en fonction de la population à l’étude.

Il est important de distinguer les infections asymptomatiques des infections présymptomatiques. Une personne asymptomatique n’éprouve jamais de symptômes entre le moment où elle contracte le virus jusqu’à ce que l’infection ait complètement disparu. Une personne « présymptomatique » finira plutôt par éprouver des symptômes, car il faut généralement de sept à 13 jours après l’exposition initiale au SRAS-CoV-2 pour qu’ils se manifestent.

Il faut préciser que même en l’absence de symptômes, il est toujours possible de transmettre le virus et d’être un « propagateur silencieux » de la pandémie.

Les tests et les anticorps du SRAS-CoV-2

Figure 2.1. Le test viral, effectué au moyen d’un écouvillon nasal ou pharyngé, détecte la présence de matériel génétique du virus et vous indique si vous êtes atteint d’une infection active. Le test d’anticorps, fait à partir d’une prise de sang, détecte les anticorps produits par votre organisme pour combattre le virus. Il indique si vous avez été infecté par le passé. Source : Mariana Bego.

Un test viral, ou test diagnostique, peut indiquer si vous avez contracté une COVID-19 active, qui vous obligera à vous mettre en quarantaine pour éviter de transmettre la maladie.

Le test est souvent effectué à partir de prélèvements effectués par écouvillon nasal ou pharyngé (dans le nez ou la gorge), les plus susceptibles de contenir une quantité assez importante du virus pour qu’il soit possible de la détecter. Si vous obtenez un résultat positif, vous êtes atteint d’une infection active. Après la guérison, le test donnera un résultat négatif.

Notamment, le test lui-même détecte la présence de matériel génétique viral (l’ARN) logé à l’intérieur du SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19.

Un résultat négatif à un écouvillon nasal ou pharyngé (test viral par le nez ou la gorge) n’indique pas qu’une personne n’a jamais été atteinte de la COVID-19. Il signifie simplement que le virus n’est plus présent ou qu’il en reste si peu que le test ne peut pas le déceler.

Un test viral indique si vous êtes atteint d’une infection active par le SRAS-CoV-2, tandis qu’un test d’anticorps permet d’établir si vous avez subi l’infection dans un passé rapproché.

Les tests sérologiques servent à déterminer si une personne a déjà été infectée par le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19. Les cliniciens et les chercheurs parlent de tests sérologiques, mais les laboratoires commerciaux parlent souvent de tests d’anticorps. Ces tests visent à retracer la présence d’anticorps, qui sont des protéines produites en réponse à des infections. Ils sont particulièrement utiles pour déceler une infection antérieure chez les personnes qui ont éprouvé des symptômes légers ou qui n’ont pas eu de symptômes du tout.

Lorsque l’organisme détecte la présence d’une protéine étrangère ou « jamais vue auparavant », comme une protéine virale, il fabrique des anticorps. Ces anticorps peuvent reconnaître cette protéine étrangère (un antigène) et s’y fixer (ou s’y lier) pour en débarrasser l’organisme. Ce processus fait partie d’une réponse immunitaire saine à un envahisseur étranger.

Les anticorps peuvent être détectés dans le sang des personnes qui ont été récemment infectées et, dans bien des cas, longtemps après la guérison de l’infection. Les anticorps sont également appelés immunoglobulines, ou Ig, et viennent en diverses « saveurs » : IgA, IgM, IgG, IgE et IgD. Les IgM sont les premières à se former en réponse à une protéine étrangère et peuvent être décelées dans le sang pendant une courte période après l’exposition à des envahisseurs étrangers (ou agents pathogènes). Les anticorps IgG font leur apparition un peu plus tard dans le sang, mais peuvent être décelés pendant une autre période.

Les anticorps se lient fortement à la protéine (ou antigène) qu’ils sont conçus pour détecter. Cette liaison est hautement spécifique, c’est-à-dire que l’anticorps ne peut pas se lier à n’importe quelle protéine, mais seulement à celle qu’il cible. C’est grâce à la puissance et à la spécificité de la liaison que les anticorps jouent bien des rôles importants. En effet, les anticorps peuvent signaler la présence d’une infection à divers composants du système immunitaire et peuvent marquer des protéines étrangères (et, par conséquent, le virus auquel elles sont fixées) pour qu’elles soient ingérées par les cellules immunitaires, puis détruites.

Un type d’anticorps particulier, l’anticorps neutralisant, détecte les protéines du virus et les empêche de se lier au récepteur cellulaire, bloquant ainsi leur pénétration dans les cellules humaines. Dans le cas du SRAS-CoV-2, cette protéine se nomme spicule (S).

Parmi les nombreuses protéines codées par le virus, le spicule (S), qui recouvre la couche externe du virus, et le nucléocapside (N), qui enveloppe et protège le composant génomique, sont les plus abondants. Ces protéines sont souvent ciblées par le système immunitaire et détectées par les anticorps. Les anticorps qui détectent la protéine spiculaire s’appellent IgG antispiculaires (ou pour faire plus court, IgG anti‑S ou IgG a-S). De même, les anticorps qui détectent la nucléocapside s’appellent IgG nucléocapsides (ou pour faire plus court, IgG anti‑N ou IgG a-N).

Les protéines spiculaires (S), qui forment la couche externe du virus, donnent aux virions (les particules virales infectieuses) leur apparence de couronne. Ce sont elles qui se lient au récepteur cellulaire, ce qui est nécessaire pour que le virus puisse pénétrer dans la cellule humaine.

Figure 2.2. Le SRAS-CoV-2 est muni des protéines spiculaires (S) qui recouvrent la surface membranaire externe. Ces protéines S se lient à un récepteur, l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2). La protéine nucléocapside forme des complexes avec l’ARN génomique et participe à la réplication virale. Source : Mariana Bego.

Le sous-groupe de travail sur le dépistage de l’immunité du GTIC vise à assurer l’accès à des tests de dépistage de l’immunité précis, efficaces, adaptables, sécuritaires et de qualité pour déceler le SRAS-CoV-2 partout au Canada. Puisque le SRAS-CoV-2 est très récent, il faut valider la précision de tous les tests de dépistage de l’immunité, qu’ils dépendent de ponctions veineuses, de gouttes de sang, de prélèvements de salive ou d’autres méthodes. La précision d’un test dépend de sa sensibilité et de sa spécificité, et son interprétation repose sur le moment où le test est exécuté par rapport au moment où la personne a été infectée. Une fois définie, la durée de la réponse des anticorps orientera les stratégies des tests et contribuera à comprendre les limites de la technologie.

Un test viral, ou test diagnostique, peut indiquer si vous avez contracté une COVID-19 active, qui vous obligera à vous mettre en quarantaine pour éviter de transmettre la maladie.

Le test est souvent effectué à partir de prélèvements effectués par écouvillon nasal ou pharyngé (dans le nez ou la gorge), les plus susceptibles de contenir une quantité assez importante du virus pour qu’il soit possible de la détecter. Si vous obtenez un résultat positif, vous êtes atteint d’une infection active. Après la guérison, le test donnera un résultat négatif.

Notamment, le test lui-même détecte la présence de matériel génétique viral (l’ARN) logé à l’intérieur du SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19.

Figure 2.1. Le test viral, effectué au moyen d’un écouvillon nasal ou pharyngé, détecte la présence de matériel génétique du virus et vous indique si vous êtes atteint d’une infection active. Le test d’anticorps, fait à partir d’une prise de sang, détecte les anticorps produits par votre organisme pour combattre le virus. Il indique si vous avez été infecté par le passé. Source : Mariana Bego.

Un résultat négatif à un écouvillon nasal ou pharyngé (test viral par le nez ou la gorge) n’indique pas qu’une personne n’a jamais été atteinte de la COVID-19. Il signifie simplement que le virus n’est plus présent ou qu’il en reste si peu que le test ne peut pas le déceler.

Un test viral indique si vous êtes atteint d’une infection active par le SRAS-CoV-2, tandis qu’un test d’anticorps permet d’établir si vous avez subi l’infection dans un passé rapproché.

Les tests sérologiques servent à déterminer si une personne a déjà été infectée par le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19. Les cliniciens et les chercheurs parlent de tests sérologiques, mais les laboratoires commerciaux parlent souvent de tests d’anticorps. Ces tests visent à retracer la présence d’anticorps, qui sont des protéines produites en réponse à des infections. Ils sont particulièrement utiles pour déceler une infection antérieure chez les personnes qui ont éprouvé des symptômes légers ou qui n’ont pas eu de symptômes du tout.

Lorsque l’organisme détecte la présence d’une protéine étrangère ou « jamais vue auparavant », comme une protéine virale, il fabrique des anticorps. Ces anticorps peuvent reconnaître cette protéine étrangère (un antigène) et s’y fixer (ou s’y lier) pour en débarrasser l’organisme. Ce processus fait partie d’une réponse immunitaire saine à un envahisseur étranger.

Les anticorps peuvent être détectés dans le sang des personnes qui ont été récemment infectées et, dans bien des cas, longtemps après la guérison de l’infection. Les anticorps sont également appelés immunoglobulines, ou Ig, et viennent en diverses « saveurs » : IgA, IgM, IgG, IgE et IgD. Les IgM sont les premières à se former en réponse à une protéine étrangère et peuvent être décelées dans le sang pendant une courte période après l’exposition à des envahisseurs étrangers (ou agents pathogènes). Les anticorps IgG font leur apparition un peu plus tard dans le sang, mais peuvent être décelés pendant une autre période.

Les anticorps se lient fortement à la protéine (ou antigène) qu’ils sont conçus pour détecter. Cette liaison est hautement spécifique, c’est-à-dire que l’anticorps ne peut pas se lier à n’importe quelle protéine, mais seulement à celle qu’il cible. C’est grâce à la puissance et à la spécificité de la liaison que les anticorps jouent bien des rôles importants. En effet, les anticorps peuvent signaler la présence d’une infection à divers composants du système immunitaire et peuvent marquer des protéines étrangères (et, par conséquent, le virus auquel elles sont fixées) pour qu’elles soient ingérées par les cellules immunitaires, puis détruites.

Un type d’anticorps particulier, l’anticorps neutralisant, détecte les protéines du virus et les empêche de se lier au récepteur cellulaire, bloquant ainsi leur pénétration dans les cellules humaines. Dans le cas du SRAS-CoV-2, cette protéine se nomme spicule (S).

Parmi les nombreuses protéines codées par le virus, le spicule (S), qui recouvre la couche externe du virus, et le nucléocapside (N), qui enveloppe et protège le composant génomique, sont les plus abondants. Ces protéines sont souvent ciblées par le système immunitaire et détectées par les anticorps. Les anticorps qui détectent la protéine spiculaire s’appellent IgG antispiculaires (ou pour faire plus court, IgG anti‑S ou IgG a-S). De même, les anticorps qui détectent la nucléocapside s’appellent IgG nucléocapsides (ou pour faire plus court, IgG anti‑N ou IgG a-N).

Les protéines spiculaires (S), qui forment la couche externe du virus, donnent aux virions (les particules virales infectieuses) leur apparence de couronne. Ce sont elles qui se lient au récepteur cellulaire, ce qui est nécessaire pour que le virus puisse pénétrer dans la cellule humaine.

Figure 2.2. Le SRAS-CoV-2 est muni des protéines spiculaires (S) qui recouvrent la surface membranaire externe. Ces protéines S se lient à un récepteur, l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2). La protéine nucléocapside forme des complexes avec l’ARN génomique et participe à la réplication virale. Source : Mariana Bego.

Le sous-groupe de travail sur le dépistage de l’immunité du GTIC vise à assurer l’accès à des tests de dépistage de l’immunité précis, efficaces, adaptables, sécuritaires et de qualité pour déceler le SRAS-CoV-2 partout au Canada. Puisque le SRAS-CoV-2 est très récent, il faut valider la précision de tous les tests de dépistage de l’immunité, qu’ils dépendent de ponctions veineuses, de gouttes de sang, de prélèvements de salive ou d’autres méthodes. La précision d’un test dépend de sa sensibilité et de sa spécificité, et son interprétation repose sur le moment où le test est exécuté par rapport au moment où la personne a été infectée. Une fois définie, la durée de la réponse des anticorps orientera les stratégies des tests et contribuera à comprendre les limites de la technologie.

L’immunité

Figure 3.1. Lorsqu’une personne est infectée par le SRAS-CoV-2, la réponse immunitaire innée est amorcée, caractérisée par l’activation des cellules dendritiques. Une réponse immunitaire adaptative s’établit et active les lymphocytes T et B. Les lymphocytes T exercent diverses fonctions, tandis que les lymphocytes B se différencient en plasmocytes pour produire des anticorps. Tous deux forment des populations à mémoire contre la réinfection. Source : Mariana Bego.

L’immunité, c’est-à-dire un mécanisme de défense complet contre un virus ou une maladie, ne provient pas d’un seul élément. Plusieurs facteurs y contribuent. L’immunité cellulaire désigne la réponse immunitaire protectrice conférée par d’autres facteurs immunitaires que les anticorps. Cette immunité inclut la protection assurée par les lymphocytes T, par d’autres globules blancs comme les macrophages, ainsi que par les molécules solubles (les cytokines) produites par ces cellules immunitaires.

Outre l’immunité cellulaire, l’immunité liée aux anticorps est également un volet crucial de la réponse immunitaire protectrice. On l’appelle également immunité humorale, et elle touche les macromolécules contenues dans les liquides, y compris les anticorps produits par les lymphocytes B et les autres protéines du sang qui participent à la lutte contre les agents pathogènes. Les anticorps ont diverses fonctions, dont l’une est d’empêcher le virus de pénétrer dans la cellule et de l’infecter. C’est ce qu’on appelle la « neutralisation. »

Les lymphocytes T constituent un aspect important de la réponse immunitaire de l’organisme en réponse à des agents pathogènes comme le SRAS-CoV-2. Plusieurs sous-types de lymphocytes T, qui répondent à divers types d’agents pathogènes, jouent un rôle essentiel dans la réponse immunitaire globale. La surface des lymphocytes T est dotée de protéines qui peuvent détecter et tuer les cellules infectées par le SRAS-CoV-2. Les lymphocytes T peuvent également libérer une grande variété de petites molécules solubles (les cytokines) capables de recruter d’autres cellules immunitaires afin d’éliminer l’infection. Ils influent sur la réponse des anticorps contre le SRAS-CoV-2 en modelant le type d’anticorps produits contre le virus. Enfin, une fois l’infection éliminée, ils forment une petite population à mémoire prête à réagir à toute réexposition au SRAS-CoV-2, conférant ainsi une protection contre toute infection subséquente.

Le système immunitaire d’une personne rétablie de l’infection par le SRAS-CoV-2 reste sensible à la réexposition au virus grâce aux cellules immunitaires qui ont reconnu et vaincu la toute première infection par le SRAS-CoV-2. Ces cellules immunitaires, notamment contre le SRAS-CoV-2, forment des populations à mémoire à longue durée de vie prêtes à répondre à une réexposition au même virus.

Les études précoces indiquent que les taux d’anticorps eux-mêmes peuvent chuter peu après l’infection initiale, mais tant les lymphocytes B (qui produisent les anticorps) que les lymphocytes T (qui produisent l’immunité cellulaire) forment des populations à mémoire qui confèrent une réponse protectrice contre une réinfection subséquente. À l’heure actuelle, on ne connaît pas la durée de cette réponse protectrice, mais le GTIC finance plusieurs études à ce sujet. Jusqu’à maintenant, les chercheurs ont démontré que les répondants atteints de la COVID-19 ont acquis des réponses mémoires qui ont persisté de trois à huit mois après l’infection.

Les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 acquièrent une réponse immunitaire contre le virus. Ce processus est facilité par des cellules immunitaires qu’on appelle lymphocytes B et lymphocytes T et qui sont responsables de déclencher l’immunité produite par les anticorps et l’immunité cellulaire, respectivement. À l’éradication de l’infection initiale, ces cellules créent une population à mémoire à longue durée de vie, prêtes à éliminer une infection subséquente par le même virus.

Cela dit, d’après la personne et la gravité de la primo-infection, le taux de ces anticorps protecteurs peut diminuer progressivement au fil du temps. Les chercheurs (y compris certains qui sont financés par le GTIC) essaient toujours de comprendre la longévité de la réponse immunitaire contre le SRAS-CoV-2, mais la réexposition au même virus pourrait raviver la mémoire du système immunitaire et stimuler les réponses liées aux anticorps et les réponses cellulaires. Cette réexposition contribue donc peut-être à rétablir des taux d’anticorps suffisants pour conférer une meilleure protection contre des réinfections subséquentes.

Les chercheurs financés par le GTIC contribuent à caractériser les réponses humorales et cellulaires du SRAS-CoV-2, ce qui comprend les titres d’anticorps, la neutralisation, l’épuisement des lymphocytes T, la sénescence immunitaire, la longévité et la durabilité de la réponse immunitaire au SRAS-CoV-2. Ils étudient également les affections et les facteurs immuns liés aux réinfections, de même que les corrélats de protection contre la réinfection par le SRAS-CoV-2.
L’immunité collective se produit lorsqu’une forte proportion de la population est immunisée contre une maladie donnée, telle que la COVID-19, ce qui en réduit la transmission. Même si tout le monde n’est pas immunisé contre le virus ou la bactérie, la majorité des personnes immunisées protège le reste de la population contre l’infection (y compris les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées qui ne peuvent pas être vaccinées).

On obtient une immunité collective lorsqu’un nombre suffisant de personnes a été infecté par le virus ou a été vaccinée. En fait, la vaccination est le meilleur processus pour parvenir à l’immunité collective. Selon certaines études, au moins 70 % à 85 % de la population devront être vaccinés pour ce faire. L’immunité collective dépend du nombre de reproduction de base, ou R0, qui indique le nombre moyen de personnes qu’un seul cas peut infecter. Un R0 plus élevé indique qu’une plus grande proportion de la population doit être vaccinée avant de parvenir à l’immunité collective.

Figure 3.2. L’immunité collective se produit lorsqu’une forte proportion de la population est immunisée contre le SRAS-CoV-2, ce qui réduit le risque d’infection pour le reste de la population. Source : Mariana Bego.

Les corrélats de protection d’un virus ou d’un agent pathogène infectieux sont des signes mesurables indiquant que cette personne (ou un autre hôte potentiel) est immunisée, c’est-à-dire qu’elle est protégée contre l’infection ou qu’elle ne contractera pas la maladie. Pour bien des virus, les anticorps forment le corrélat d’immunité, mais ce ne sont pas les seuls éléments à considérer pour déterminer si une personne est complètement immunisée. Malheureusement, on ne comprend pas encore tout à fait les corrélats de protection contre le SRAS-CoV-2.

Les chercheurs financés par le GTIC s’attachent à définir les marqueurs associés à l’immunité protectrice contre l’infection par le SRAS-CoV-2. Parmi les facteurs dont il faut tenir compte, soulignons la présence et un seuil minimal d’anticorps de liaison et d’anticorps neutralisants contre les protéines spiculaires et nucléocapsides du SRAS-CoV-2. Les lymphocytes T et B sont également à l’étude pour établir leur rôle dans la protection, car ils sont actifs plus longtemps que les anticorps. Les chercheurs veulent déterminer 1) s’il s’agit de bons marqueurs et 2) le nombre de marqueurs de ce type nécessaires pour conférer une protection.

L’immunité, c’est-à-dire un mécanisme de défense complet contre un virus ou une maladie, ne provient pas d’un seul élément. Plusieurs facteurs y contribuent. L’immunité cellulaire désigne la réponse immunitaire protectrice conférée par d’autres facteurs immunitaires que les anticorps. Cette immunité inclut la protection assurée par les lymphocytes T, par d’autres globules blancs comme les macrophages, ainsi que par les molécules solubles (les cytokines) produites par ces cellules immunitaires.

Figure 3.1. Lorsqu’une personne est infectée par le SRAS-CoV-2, la réponse immunitaire innée est amorcée, caractérisée par l’activation des cellules dendritiques. Une réponse immunitaire adaptative s’établit et active les lymphocytes T et B. Les lymphocytes T exercent diverses fonctions, tandis que les lymphocytes B se différencient en plasmocytes pour produire des anticorps. Tous deux forment des populations à mémoire contre la réinfection. Source : Mariana Bego.

Outre l’immunité cellulaire, l’immunité liée aux anticorps est également un volet crucial de la réponse immunitaire protectrice. On l’appelle également immunité humorale, et elle touche les macromolécules contenues dans les liquides, y compris les anticorps produits par les lymphocytes B et les autres protéines du sang qui participent à la lutte contre les agents pathogènes. Les anticorps ont diverses fonctions, dont l’une est d’empêcher le virus de pénétrer dans la cellule et de l’infecter. C’est ce qu’on appelle la « neutralisation. »

Les lymphocytes T constituent un aspect important de la réponse immunitaire de l’organisme en réponse à des agents pathogènes comme le SRAS-CoV-2. Plusieurs sous-types de lymphocytes T, qui répondent à divers types d’agents pathogènes, jouent un rôle essentiel dans la réponse immunitaire globale. La surface des lymphocytes T est dotée de protéines qui peuvent détecter et tuer les cellules infectées par le SRAS-CoV-2. Les lymphocytes T peuvent également libérer une grande variété de petites molécules solubles (les cytokines) capables de recruter d’autres cellules immunitaires afin d’éliminer l’infection. Ils influent sur la réponse des anticorps contre le SRAS-CoV-2 en modelant le type d’anticorps produits contre le virus. Enfin, une fois l’infection éliminée, ils forment une petite population à mémoire prête à réagir à toute réexposition au SRAS-CoV-2, conférant ainsi une protection contre toute infection subséquente.

Le système immunitaire d’une personne rétablie de l’infection par le SRAS-CoV-2 reste sensible à la réexposition au virus grâce aux cellules immunitaires qui ont reconnu et vaincu la toute première infection par le SRAS-CoV-2. Ces cellules immunitaires, notamment contre le SRAS-CoV-2, forment des populations à mémoire à longue durée de vie prêtes à répondre à une réexposition au même virus.

Les études précoces indiquent que les taux d’anticorps eux-mêmes peuvent chuter peu après l’infection initiale, mais tant les lymphocytes B (qui produisent les anticorps) que les lymphocytes T (qui produisent l’immunité cellulaire) forment des populations à mémoire qui confèrent une réponse protectrice contre une réinfection subséquente. À l’heure actuelle, on ne connaît pas la durée de cette réponse protectrice, mais le GTIC finance plusieurs études à ce sujet. Jusqu’à maintenant, les chercheurs ont démontré que les répondants atteints de la COVID-19 ont acquis des réponses mémoires qui ont persisté de trois à huit mois après l’infection.

Les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 acquièrent une réponse immunitaire contre le virus. Ce processus est facilité par des cellules immunitaires qu’on appelle lymphocytes B et lymphocytes T et qui sont responsables de déclencher l’immunité produite par les anticorps et l’immunité cellulaire, respectivement. À l’éradication de l’infection initiale, ces cellules créent une population à mémoire à longue durée de vie, prêtes à éliminer une infection subséquente par le même virus.

Cela dit, d’après la personne et la gravité de la primo-infection, le taux de ces anticorps protecteurs peut diminuer progressivement au fil du temps. Les chercheurs (y compris certains qui sont financés par le GTIC) essaient toujours de comprendre la longévité de la réponse immunitaire contre le SRAS-CoV-2, mais la réexposition au même virus pourrait raviver la mémoire du système immunitaire et stimuler les réponses liées aux anticorps et les réponses cellulaires. Cette réexposition contribue donc peut-être à rétablir des taux d’anticorps suffisants pour conférer une meilleure protection contre des réinfections subséquentes.

Les chercheurs financés par le GTIC contribuent à caractériser les réponses humorales et cellulaires du SRAS-CoV-2, ce qui comprend les titres d’anticorps, la neutralisation, l’épuisement des lymphocytes T, la sénescence immunitaire, la longévité et la durabilité de la réponse immunitaire au SRAS-CoV-2. Ils étudient également les affections et les facteurs immuns liés aux réinfections, de même que les corrélats de protection contre la réinfection par le SRAS-CoV-2.
L’immunité collective se produit lorsqu’une forte proportion de la population est immunisée contre une maladie donnée, telle que la COVID-19, ce qui en réduit la transmission. Même si tout le monde n’est pas immunisé contre le virus ou la bactérie, la majorité des personnes immunisées protège le reste de la population contre l’infection (y compris les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées qui ne peuvent pas être vaccinées).

On obtient une immunité collective lorsqu’un nombre suffisant de personnes a été infecté par le virus ou a été vaccinée. En fait, la vaccination est le meilleur processus pour parvenir à l’immunité collective. Selon certaines études, au moins 70 % à 85 % de la population devront être vaccinés pour ce faire. L’immunité collective dépend du nombre de reproduction de base, ou R0, qui indique le nombre moyen de personnes qu’un seul cas peut infecter. Un R0 plus élevé indique qu’une plus grande proportion de la population doit être vaccinée avant de parvenir à l’immunité collective.

Figure 3.2. L’immunité collective se produit lorsqu’une forte proportion de la population est immunisée contre le SRAS-CoV-2, ce qui réduit le risque d’infection pour le reste de la population. Source : Mariana Bego.

Les corrélats de protection d’un virus ou d’un agent pathogène infectieux sont des signes mesurables indiquant que cette personne (ou un autre hôte potentiel) est immunisée, c’est-à-dire qu’elle est protégée contre l’infection ou qu’elle ne contractera pas la maladie. Pour bien des virus, les anticorps forment le corrélat d’immunité, mais ce ne sont pas les seuls éléments à considérer pour déterminer si une personne est complètement immunisée. Malheureusement, on ne comprend pas encore tout à fait les corrélats de protection contre le SRAS-CoV-2.

Les chercheurs financés par le GTIC s’attachent à définir les marqueurs associés à l’immunité protectrice contre l’infection par le SRAS-CoV-2. Parmi les facteurs dont il faut tenir compte, soulignons la présence et un seuil minimal d’anticorps de liaison et d’anticorps neutralisants contre les protéines spiculaires et nucléocapsides du SRAS-CoV-2. Les lymphocytes T et B sont également à l’étude pour établir leur rôle dans la protection, car ils sont actifs plus longtemps que les anticorps. Les chercheurs veulent déterminer 1) s’il s’agit de bons marqueurs et 2) le nombre de marqueurs de ce type nécessaires pour conférer une protection.

La sérosurveillance et d’autres études en population

Figure 4.1. Au moyen de la lancette à ressort fournie dans la trousse, des gouttes de sang prélevées au bout du doigt sont déposées sur le filtre de carton. La carte de GSS est ensuite scellée, emballée, étiquetée et expédiée à un laboratoire d’analyse, où elle est traitée et analysée pour déceler la présence d’anticorps contre le SRAS-CoV-2. Le résultat positif de l’analyse de GSS indique la présence d’une infection antérieure par le virus responsable de la COVID-19. Source : Kristin Davis.

La surveillance de la santé est courante en santé publique. C’est une façon d’observer et de surveiller la santé et le bien-être de groupes de populations importants. La sérosurveillance consiste à examiner et à évaluer les taux d’anticorps contenus dans les prélèvements de sang de certains groupes de personnes contre certains agents infectieux comme le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19. On vise ainsi à mesurer le nombre de personnes qui ont été exposées au SRAS-CoV-2 et ont produit des anticorps. Les chercheurs peuvent ainsi évaluer l’immunité de la population acquise après une infection ou après la vaccination. Lorsqu’elles savent combien de personnes possèdent des anticorps pour prévenir une infection potentielle, ou du moins les formes graves de l’infection, les autorités de la santé publique sont mieux en mesure d’informer et de protéger la population.

Pour comprendre l’immunité de la population contre le SRAS-CoV-2, les prélèvements de sang de milliers de Canadiens sont en voie d’être testés afin d’établir le taux d’anticorps contre les protéines du SRAS-CoV-2 qu’ils contiennent.

La séroprévalence désigne le nombre (ou le pourcentage) de membres de la population qui ont obtenu des résultats positifs à un virus ou un agent infectieux précis, d’après des analyses sanguines. Si la séroprévalence s’élève à 1 %, par exemple, on peut postuler que 1 % de la population étudiée possède des anticorps contre le virus ou l’agent infectieux et pourrait y opposer une certaine forme de résistance.

Parfois appelées études sur le terrain, les études en population visent à répondre à des questions de recherche au sujet de populations définies, en fonction d’un échantillon de cette population. Ces populations d’intérêt peuvent être nombreuses, comme tous les habitants d’une ville, par exemple, ou être déterminées par une caractéristique commune à de nombreuses personnes, comme avoir des enfants âgés de trois à cinq ans.

D’ordinaire, ces études portent sur une « population générale » définie, plutôt que sur une population de personnes hospitalisées ou occupant un emploi donné.

Pour dégager des statistiques à partir des études en population, il faut respecter quelques exigences minimales :

  1. L’échantillon de la population doit être assez vaste, être sélectionné de manière aléatoire (au hasard) et être représentatif de la population générale.
  2. Les mesures doivent être standardisées.
  3. Les tests utilisés doivent être dotés d’une sensibilité et d’une spécificité suffisantes.

Les études de séroprévalence de la COVID-19 réalisées en population contribuent à effectuer diverses choses, comme évaluer l’infectiosité du virus et son taux de mortalité. Par exemple, elles peuvent établir la proportion des transmissions attribuables à des infections asymptomatiques ou légères. Elles peuvent également contribuer à déterminer les populations qui sont susceptibles et qui sont exposées.

Ce type d’études est bien conçu pour éclairer des décisions politiques fondées sur des données probantes.

Les chercheurs financés par le GTIC participent à de vastes projets panprovinciaux visant à évaluer la séproprévalence de la COVID-19 par région et par province. Ils contribuent aussi à en évaluer la séroprévalence dans des populations d’intérêt, telles que les enfants d’âge scolaire, les résidents et travailleurs des établissements de soins de longue durée, les travailleurs de la santé et les habitants de points chauds, entre autres. La liste complète des études financées par le GTIC figure ici.

Les éléments de données essentielles désignent une liste de questions standardisées mises au point par les experts du GTIC et qui doivent être intégrées aux sondages ou enquêtes des groupes financés par le GTIC pour étudier l’immunité. Ils visent à encourager les nombreux groupes de recherche financés par le GTIC à standardiser la collecte et la consignation des données de leurs sondages ou enquêtes. Le GTIC souhaite ainsi comparer directement les résultats des diverses études et initiatives liées à la COVID-19 au Canada.

Notamment, les éléments de données essentielles contiennent des questions et des réponses liées à l’état de la COVID-19, aux symptômes de COVID-19, à la qualité des logements, aux facteurs de risque, à l’acquisition de risques, aux vaccins et aux changements de comportement liés à la santé relativement au virus.

La trousse de GSS, ou gouttes de sang séché est un moyen simple de prélever un échantillon de sang chez soi. Elle remplace avantageusement la prise de sang en clinique, car il n’est pas nécessaire de partir de chez soi pour l’effectuer. Le participant est invité à respecter un processus graduel qui consiste à se piquer le doigt et à déposer plusieurs gouttes de sang sur une carte qui est ensuite expédiée à un laboratoire en vue de son analyse. Les chercheurs de l’une des études financées par le GTIC expliquent ce processus ici, en anglais.

À l’heure actuelle, ces trousses sont utilisées dans le cadre de plusieurs études de séroprévalence soutenues par le GTIC afin de prélever du sang qui sera utilisé pour le dépistage des anticorps. Les chercheurs se servent des gouttes de sang séché prélevées pour déterminer la présence des anticorps contre le SRAS-CoV-2 dans une population à l’étude.

À mesure que les vaccins sont commercialisés, la sérosurveillance peut contribuer à déterminer l’ordre prioritaire des groupes à vacciner en fonction des populations qui demeurent vulnérables à l’infection. Les études de séroprévalence peuvent également contribuer à déterminer l’efficacité des programmes de vaccination en place.

Puisque le SRAS-CoV-2 est relativement nouveau, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Par exemple, à cette étape de la pandémie, nous ne savons toujours pas exactement pendant combien de temps les anticorps (produits après l’infection par la COVID-19 ou la vaccination contre la COVID-19) restent dans l’organisme. En continuant d’amasser le plus d’information possible au sujet du virus, nous sommes mieux à même d’organiser une réponse complète et bien éclairée.

Les études de surveillance vaccinale portent sur l’efficacité vaccinale (la capacité des vaccins à prévenir une maladie grave, de nouvelles infections et la transmission) et la sécurité vaccinale (la détermination et la quantification des effets indésirables d’un vaccin). Un événement indésirable est un effet néfaste et non souhaitable découlant de la prise d’un médicament ou d’une autre intervention.

La surveillance vaccinale porte plus précisément sur la réponse immunitaire produite par la vaccination (la capacité du vaccin à produire une réponse immunitaire protectrice, les détails de la réponse immunitaire induite par la vaccination, la durée de détection de ces « marqueurs de protection », la durée d’efficacité des vaccins).

La surveillance vaccinale inclut la confiance envers la vaccination, laquelle explore les facteurs motivant les inquiétudes potentielles à l’égard des vaccins (ou réticence envers la vaccination).

L’immunité naturelle serait mieux désignée par le terme « immunité acquise par l’infection ». Ce terme signifie qu’une personne a acquis une certaine défense contre le virus par suite d’une infection ou d’une exposition, et non après avoir été vaccinée. L’immunité induite par la vaccination désigne le mécanisme de défense de l’organisme contre un virus déclenché par un vaccin.

À l’heure actuelle, il n’existe pas de consensus quant à la durée de l’immunité conférée de l’une ou l’autre façon.

La surveillance de la santé est courante en santé publique. C’est une façon d’observer et de surveiller la santé et le bien-être de groupes de populations importants. La sérosurveillance consiste à examiner et à évaluer les taux d’anticorps contenus dans les prélèvements de sang de certains groupes de personnes contre certains agents infectieux comme le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19. On vise ainsi à mesurer le nombre de personnes qui ont été exposées au SRAS-CoV-2 et ont produit des anticorps. Les chercheurs peuvent ainsi évaluer l’immunité de la population acquise après une infection ou après la vaccination. Lorsqu’elles savent combien de personnes possèdent des anticorps pour prévenir une infection potentielle, ou du moins les formes graves de l’infection, les autorités de la santé publique sont mieux en mesure d’informer et de protéger la population.

Pour comprendre l’immunité de la population contre le SRAS-CoV-2, les prélèvements de sang de milliers de Canadiens sont en voie d’être testés afin d’établir le taux d’anticorps contre les protéines du SRAS-CoV-2 qu’ils contiennent.

La séroprévalence désigne le nombre (ou le pourcentage) de membres de la population qui ont obtenu des résultats positifs à un virus ou un agent infectieux précis, d’après des analyses sanguines. Si la séroprévalence s’élève à 1 %, par exemple, on peut postuler que 1 % de la population étudiée possède des anticorps contre le virus ou l’agent infectieux et pourrait y opposer une certaine forme de résistance.

Parfois appelées études sur le terrain, les études en population visent à répondre à des questions de recherche au sujet de populations définies, en fonction d’un échantillon de cette population. Ces populations d’intérêt peuvent être nombreuses, comme tous les habitants d’une ville, par exemple, ou être déterminées par une caractéristique commune à de nombreuses personnes, comme avoir des enfants âgés de trois à cinq ans.

D’ordinaire, ces études portent sur une « population générale » définie, plutôt que sur une population de personnes hospitalisées ou occupant un emploi donné.

Pour dégager des statistiques à partir des études en population, il faut respecter quelques exigences minimales :

  1. L’échantillon de la population doit être assez vaste, être sélectionné de manière aléatoire (au hasard) et être représentatif de la population générale.
  2. Les mesures doivent être standardisées.
  3. Les tests utilisés doivent être dotés d’une sensibilité et d’une spécificité suffisantes.

Les études de séroprévalence de la COVID-19 réalisées en population contribuent à effectuer diverses choses, comme évaluer l’infectiosité du virus et son taux de mortalité. Par exemple, elles peuvent établir la proportion des transmissions attribuables à des infections asymptomatiques ou légères. Elles peuvent également contribuer à déterminer les populations qui sont susceptibles et qui sont exposées.

Ce type d’études est bien conçu pour éclairer des décisions politiques fondées sur des données probantes.

Les chercheurs financés par le GTIC participent à de vastes projets panprovinciaux visant à évaluer la séproprévalence de la COVID-19 par région et par province. Ils contribuent aussi à en évaluer la séroprévalence dans des populations d’intérêt, telles que les enfants d’âge scolaire, les résidents et travailleurs des établissements de soins de longue durée, les travailleurs de la santé et les habitants de points chauds, entre autres. La liste complète des études financées par le GTIC figure ici.

Les éléments de données essentielles désignent une liste de questions standardisées mises au point par les experts du GTIC et qui doivent être intégrées aux sondages ou enquêtes des groupes financés par le GTIC pour étudier l’immunité. Ils visent à encourager les nombreux groupes de recherche financés par le GTIC à standardiser la collecte et la consignation des données de leurs sondages ou enquêtes. Le GTIC souhaite ainsi comparer directement les résultats des diverses études et initiatives liées à la COVID-19 au Canada.

Notamment, les éléments de données essentielles contiennent des questions et des réponses liées à l’état de la COVID-19, aux symptômes de COVID-19, à la qualité des logements, aux facteurs de risque, à l’acquisition de risques, aux vaccins et aux changements de comportement liés à la santé relativement au virus.

La trousse de GSS, ou gouttes de sang séché est un moyen simple de prélever un échantillon de sang chez soi. Elle remplace avantageusement la prise de sang en clinique, car il n’est pas nécessaire de partir de chez soi pour l’effectuer. Le participant est invité à respecter un processus graduel qui consiste à se piquer le doigt et à déposer plusieurs gouttes de sang sur une carte qui est ensuite expédiée à un laboratoire en vue de son analyse. Les chercheurs de l’une des études financées par le GTIC expliquent ce processus ici, en anglais.

À l’heure actuelle, ces trousses sont utilisées dans le cadre de plusieurs études de séroprévalence soutenues par le GTIC afin de prélever du sang qui sera utilisé pour le dépistage des anticorps. Les chercheurs se servent des gouttes de sang séché prélevées pour déterminer la présence des anticorps contre le SRAS-CoV-2 dans une population à l’étude.

Figure 4.1. Au moyen de la lancette à ressort fournie dans la trousse, des gouttes de sang prélevées au bout du doigt sont déposées sur le filtre de carton. La carte de GSS est ensuite scellée, emballée, étiquetée et expédiée à un laboratoire d’analyse, où elle est traitée et analysée pour déceler la présence d’anticorps contre le SRAS-CoV-2. Le résultat positif de l’analyse de GSS indique la présence d’une infection antérieure par le virus responsable de la COVID-19. Source : Kristin Davis.

À mesure que les vaccins sont commercialisés, la sérosurveillance peut contribuer à déterminer l’ordre prioritaire des groupes à vacciner en fonction des populations qui demeurent vulnérables à l’infection. Les études de séroprévalence peuvent également contribuer à déterminer l’efficacité des programmes de vaccination en place.

Puisque le SRAS-CoV-2 est relativement nouveau, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Par exemple, à cette étape de la pandémie, nous ne savons toujours pas exactement pendant combien de temps les anticorps (produits après l’infection par la COVID-19 ou la vaccination contre la COVID-19) restent dans l’organisme. En continuant d’amasser le plus d’information possible au sujet du virus, nous sommes mieux à même d’organiser une réponse complète et bien éclairée.

Les études de surveillance vaccinale portent sur l’efficacité vaccinale (la capacité des vaccins à prévenir une maladie grave, de nouvelles infections et la transmission) et la sécurité vaccinale (la détermination et la quantification des effets indésirables d’un vaccin). Un événement indésirable est un effet néfaste et non souhaitable découlant de la prise d’un médicament ou d’une autre intervention.

La surveillance vaccinale porte plus précisément sur la réponse immunitaire produite par la vaccination (la capacité du vaccin à produire une réponse immunitaire protectrice, les détails de la réponse immunitaire induite par la vaccination, la durée de détection de ces « marqueurs de protection », la durée d’efficacité des vaccins).

La surveillance vaccinale inclut la confiance envers la vaccination, laquelle explore les facteurs motivant les inquiétudes potentielles à l’égard des vaccins (ou réticence envers la vaccination).

L’immunité naturelle serait mieux désignée par le terme « immunité acquise par l’infection ». Ce terme signifie qu’une personne a acquis une certaine défense contre le virus par suite d’une infection ou d’une exposition, et non après avoir été vaccinée. L’immunité induite par la vaccination désigne le mécanisme de défense de l’organisme contre un virus déclenché par un vaccin.

À l’heure actuelle, il n’existe pas de consensus quant à la durée de l’immunité conférée de l’une ou l’autre façon.

Les vaccins

Figure 5.1. Le vaccin à ARNm contre la COVID-19 contient des directives (ARNm) pour fabriquer de nombreuses protéines spiculaires du SRAS-CoV-2. Leur libération hors de la cellule de l’hôte déclenche une réponse immunitaire, ce qui incite l’hôte à fabriquer des anticorps, des lymphocytes B et des lymphocytes T contre le virus, comme en cas d’infection naturelle. Source : Mariana Bego.

Les vaccins contre la COVID-19 incitent l’organisme à acquérir une immunité contre le SRAS-CoV-2 sans exposition à la maladie. Il y a actuellement quatre grands types de vaccins contre la COVID-19 : les vaccins à ARN messager (ARNm; comme Pfizer-BioNTech et Moderna), les vaccins sous-unitaires protéiques, les vaccins à vecteur (comme Johnson & Johnson et AstraZeneca) et les vaccins viraux inactivés.

Le vaccin à ARNm est le type de vaccin le plus récent à enseigner aux cellules à fabriquer une copie de protéines spécifiques au SRAS-CoV-2, qu’on appelle protéine spiculaire. L’organisme reconnaît qu’il s’agit d’une protéine étrangère et produit des anticorps et des lymphocytes B et T qui se rappelleront le virus et qui le détruiront en cas de future infection.

Les vaccins sous-unitaires protéiques sont composés de protéines inoffensives du SRAS-CoV-2, tandis que les vaccins à vecteur contiennent un autre type de virus inoffensif qui pénètre dans les cellules pour produire la protéine spiculaire du SRAS -CoV-2. Enfin, le vaccin à SRAS-CoV-2 inactivé est fabriqué à l’aide du virus tué qui ne peut plus se répliquer. Tous les types de vaccins partagent un objectif : produire une réserve de lymphocytes B et T qui sauront lutter contre le virus à l’avenir. Le taux et la durée de l’immunité que procurent ces divers vaccins peuvent toutefois varier.

Les vaccins contre le SRAS-CoV-2 ont été créés pour stimuler la réponse immunitaire de l’organisme afin de lutter contre le virus et de réduire le risque de contracter la COVID-19. Ces vaccins sont particulièrement efficaces pour réduire le risque d’éprouver de graves symptômes de COVID-19. Selon les études, les personnes vaccinées possèdent une moins grande quantité de virus dans le sang, ce qui supprime la transmission. Pour déterminer si les vaccins préviennent bel et bien la transmission, des études sont en cours pour suivre les contacts étroits des personnes vaccinées et déterminer si elles sont protégées contre l’infection. Cela dit, en raison des variations individuelles à la réponse immunitaire, une personne vaccinée peut tout de même transmettre le virus pendant un certain temps après l’infection. Il est donc particulièrement important que les personnes vaccinées continuent de respecter les protocoles sanitaires, y compris le fréquent lavage des mains, le port du masque et le confinement à la maison lorsqu’elles ne se sentent pas bien.

Si vous avez déjà contracté la COVID-19, vous devriez tout de même vous faire vacciner parce qu’on ne connaît pas vraiment le degré d’immunité conféré par l’infection naturelle. Le vaccin procure également une protection plus longue parce qu’il est conçu de manière optimale pour produire une réponse immunitaire efficace. Il n’y a pas de danger à se faire vacciner pour stimuler sa réponse immunitaire au SRAS-CoV-2.

L’efficacité des vaccins est mesurée par l’effet de la vaccination sur les hospitalisations et la mortalité découlant de la COVID-19, sur l’infection asymptomatique et la transmission, ainsi que sur la réponse vaccinale de groupes de divers âges et de divers états de santé générale. Certaines études financées par le Groupe de référence sur la surveillance des vaccins (GRSV) évaluent l’efficacité de diverses combinaisons de vaccins, de la vaccination chez les femmes enceintes et les enfants et de l’efficacité des vaccins à prévenir un pronostic sombre chez les adultes hospitalisés.

Le Groupe de référence sur la surveillance des vaccins (GRSV) finance des études qui évaluent l’efficacité des vaccins. Pour ce faire, il surveille les événements indésirables, y compris une association avec l’anaphylaxie et d’autres événements allergiques, le syndrome de Guillain-Barré, la paralysie de Bell et les maladies accrues par les vaccins. Certaines études financées par le GRSV suivent les effets secondaires mineurs, y compris les réactions locales au point d’injection, les symptômes systémiques (fièvre, fatigue, myalgie), les symptômes respiratoires évocateurs du rhume, la grippe, la COVID-19 et les symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée ou maux d’estomac). Ces études chevauchent celles qui mesurent l’efficacité et incluent les femmes enceintes, les enfants et les adultes hospitalisés.

Les vaccins actuellement homologués ont été mis à l’essai avant l’émergence des nouveaux variants. Les données sont donc insuffisantes pour en déterminer l’efficacité contre les variants.

Les études préliminaires démontrent que les personnes qui ont reçu le vaccin à ARNm de Pfizer-BioNTech peuvent neutraliser à la fois les variants d’origine britannique et sud-africaine. Une autre étude a révélé que le vaccin à ARNm-1273 de Moderna était moins efficace contre le variant d’origine sud-africaine. Enfin, Novavax a annoncé que son vaccin était efficace à 80,3 % dans une population britannique où l’on observait une forte prévalence du variant d’origine britannique, ce qui laisse croire à son efficacité dans ce contexte. Ensemble, ces études tendent à indiquer l’importance de la surveillance continue des variants, qui pourrait démontrer la nécessité de modifier la souche vaccinale.

Dans un monde idéal, l’approvisionnement en vaccins serait suffisant pour immuniser toute la population dans l’intervalle approuvé lors des essais cliniques. Étant donné les pénuries de vaccins, les pays ont dû prendre la décision difficile de retarder la seconde dose pour optimiser le nombre de personnes à qui est administrée la première dose. D’après les essais cliniques, les fabricants des vaccins contre le SRAS-CoV-2 recommandent deux doses à des intervalles précis pour parvenir à une efficacité optimale. Il est toutefois possible qu’un intervalle plus long entre les deux doses améliore l’immunité, comme il a été démontré pour le vaccin d’Oxford-AstraZeneca.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada recommande que, dans un contexte d’approvisionnement limité de vaccins contre la COVID-19, la deuxième dose puisse être administrée jusqu’à quatre mois après la première. Ce constat repose sur des données colligées au Québec, en Colombie-Britannique, en Israël, au Royaume-Uni et aux États-Unis, selon lesquelles une seule dose des vaccins à ARNm confère une efficacité de 70 % à 80 % pendant une période maximale de deux mois. Les modèles de l’Agence de la santé publique du Canada indiquent également que les intervalles entre les doses pourraient être prolongés jusqu’à six mois. Toutefois, les données de suivi à long terme des essais cliniques sont insuffisantes pour déterminer la durée réelle de la protection.

La plupart des vaccins sont administrés en deux doses pour conférer une protection maximale contre le SRAS-CoV-2. Les vaccins de Pfizer-BioNTech, de Moderna et d’Oxford-AstraZeneca sont tous offerts en deux doses, tandis que celui de Johnson & Johnson est administré en une seule dose qui, selon les essais cliniques, s’est révélée efficace pour prévenir la COVID-19 symptomatique à compter de deux semaines après la vaccination.

La première dose attise la mémoire immunologique, tandis que la deuxième la stimule pour assurer une protection à long terme. Ainsi, après une période d’exposition plus longue, l’organisme peut produire plus d’anticorps et de cellules mémoires pour se débarrasser du virus. La protection conférée par la première dose est moins élevée que l’efficacité assurée par la seconde dose. En effet, les taux optimaux des réponses humorale et cellulaire sont observés après la deuxième dose.

Les vaccins contre la COVID-19 incitent l’organisme à acquérir une immunité contre le SRAS-CoV-2 sans exposition à la maladie. Il y a actuellement quatre grands types de vaccins contre la COVID-19 : les vaccins à ARN messager (ARNm; comme Pfizer-BioNTech et Moderna), les vaccins sous-unitaires protéiques, les vaccins à vecteur (comme Johnson & Johnson et AstraZeneca) et les vaccins viraux inactivés.

Le vaccin à ARNm est le type de vaccin le plus récent à enseigner aux cellules à fabriquer une copie de protéines spécifiques au SRAS-CoV-2, qu’on appelle protéine spiculaire. L’organisme reconnaît qu’il s’agit d’une protéine étrangère et produit des anticorps et des lymphocytes B et T qui se rappelleront le virus et qui le détruiront en cas de future infection.

Les vaccins sous-unitaires protéiques sont composés de protéines inoffensives du SRAS-CoV-2, tandis que les vaccins à vecteur contiennent un autre type de virus inoffensif qui pénètre dans les cellules pour produire la protéine spiculaire du SRAS -CoV-2. Enfin, le vaccin à SRAS-CoV-2 inactivé est fabriqué à l’aide du virus tué qui ne peut plus se répliquer. Tous les types de vaccins partagent un objectif : produire une réserve de lymphocytes B et T qui sauront lutter contre le virus à l’avenir. Le taux et la durée de l’immunité que procurent ces divers vaccins peuvent toutefois varier.

Figure 5.1. Le vaccin à ARNm contre la COVID-19 est composé d’ARNm regroupé dans des nanoparticules lipidiques qui contiennent des directives pour fabriquer plus de protéines spiculaires du SRAS-CoV-2. Après la vaccination, l’ARNm est libéré de la cellule hôte et fabrique la protéine spiculaire. La libération de cette protéine spiculaire déclenche une réponse immunitaire, et l’hôte fabrique des anticorps, des lymphocytes T et des lymphocytes B contre le virus, comme en cas d’infection naturelle par la COVID-19. Source : Mariana Bego.

Les vaccins contre le SRAS-CoV-2 ont été créés pour stimuler la réponse immunitaire de l’organisme afin de lutter contre le virus et de réduire le risque de contracter la COVID-19. Ces vaccins sont particulièrement efficaces pour réduire le risque d’éprouver de graves symptômes de COVID-19. Selon les études, les personnes vaccinées possèdent une moins grande quantité de virus dans le sang, ce qui supprime la transmission. Pour déterminer si les vaccins préviennent bel et bien la transmission, des études sont en cours pour suivre les contacts étroits des personnes vaccinées et déterminer si elles sont protégées contre l’infection. Cela dit, en raison des variations individuelles à la réponse immunitaire, une personne vaccinée peut tout de même transmettre le virus pendant un certain temps après l’infection. Il est donc particulièrement important que les personnes vaccinées continuent de respecter les protocoles sanitaires, y compris le fréquent lavage des mains, le port du masque et le confinement à la maison lorsqu’elles ne se sentent pas bien.

Si vous avez déjà contracté la COVID-19, vous devriez tout de même vous faire vacciner parce qu’on ne connaît pas vraiment le degré d’immunité conféré par l’infection naturelle. Le vaccin procure également une protection plus longue parce qu’il est conçu de manière optimale pour produire une réponse immunitaire efficace. Il n’y a pas de danger à se faire vacciner pour stimuler sa réponse immunitaire au SRAS-CoV-2.

L’efficacité des vaccins est mesurée par l’effet de la vaccination sur les hospitalisations et la mortalité découlant de la COVID-19, sur l’infection asymptomatique et la transmission, ainsi que sur la réponse vaccinale de groupes de divers âges et de divers états de santé générale. Certaines études financées par le Groupe de référence sur la surveillance des vaccins (GRSV) évaluent l’efficacité de diverses combinaisons de vaccins, de la vaccination chez les femmes enceintes et les enfants et de l’efficacité des vaccins à prévenir un pronostic sombre chez les adultes hospitalisés.

Le Groupe de référence sur la surveillance des vaccins (GRSV) finance des études qui évaluent l’efficacité des vaccins. Pour ce faire, il surveille les événements indésirables, y compris une association avec l’anaphylaxie et d’autres événements allergiques, le syndrome de Guillain-Barré, la paralysie de Bell et les maladies accrues par les vaccins. Certaines études financées par le GRSV suivent les effets secondaires mineurs, y compris les réactions locales au point d’injection, les symptômes systémiques (fièvre, fatigue, myalgie), les symptômes respiratoires évocateurs du rhume, la grippe, la COVID-19 et les symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée ou maux d’estomac). Ces études chevauchent celles qui mesurent l’efficacité et incluent les femmes enceintes, les enfants et les adultes hospitalisés.

Les vaccins actuellement homologués ont été mis à l’essai avant l’émergence des nouveaux variants. Les données sont donc insuffisantes pour en déterminer l’efficacité contre les variants.

Les études préliminaires démontrent que les personnes qui ont reçu le vaccin à ARNm de Pfizer-BioNTech peuvent neutraliser à la fois les variants d’origine britannique et sud-africaine. Une autre étude a révélé que le vaccin à ARNm-1273 de Moderna était moins efficace contre le variant d’origine sud-africaine. Enfin, Novavax a annoncé que son vaccin était efficace à 80,3 % dans une population britannique où l’on observait une forte prévalence du variant d’origine britannique, ce qui laisse croire à son efficacité dans ce contexte. Ensemble, ces études tendent à indiquer l’importance de la surveillance continue des variants, qui pourrait démontrer la nécessité de modifier la souche vaccinale.

Dans un monde idéal, l’approvisionnement en vaccins serait suffisant pour immuniser toute la population dans l’intervalle approuvé lors des essais cliniques. Étant donné les pénuries de vaccins, les pays ont dû prendre la décision difficile de retarder la seconde dose pour optimiser le nombre de personnes à qui est administrée la première dose. D’après les essais cliniques, les fabricants des vaccins contre le SRAS-CoV-2 recommandent deux doses à des intervalles précis pour parvenir à une efficacité optimale. Il est toutefois possible qu’un intervalle plus long entre les deux doses améliore l’immunité, comme il a été démontré pour le vaccin d’Oxford-AstraZeneca.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada recommande que, dans un contexte d’approvisionnement limité de vaccins contre la COVID-19, la deuxième dose puisse être administrée jusqu’à quatre mois après la première. Ce constat repose sur des données colligées au Québec, en Colombie-Britannique, en Israël, au Royaume-Uni et aux États-Unis, selon lesquelles une seule dose des vaccins à ARNm confère une efficacité de 70 % à 80 % pendant une période maximale de deux mois. Les modèles de l’Agence de la santé publique du Canada indiquent également que les intervalles entre les doses pourraient être prolongés jusqu’à six mois. Toutefois, les données de suivi à long terme des essais cliniques sont insuffisantes pour déterminer la durée réelle de la protection.

La plupart des vaccins sont administrés en deux doses pour conférer une protection maximale contre le SRAS-CoV-2. Les vaccins de Pfizer-BioNTech, de Moderna et d’Oxford-AstraZeneca sont tous offerts en deux doses, tandis que celui de Johnson & Johnson est administré en une seule dose qui, selon les essais cliniques, s’est révélée efficace pour prévenir la COVID-19 symptomatique à compter de deux semaines après la vaccination.

La première dose attise la mémoire immunologique, tandis que la deuxième la stimule pour assurer une protection à long terme. Ainsi, après une période d’exposition plus longue, l’organisme peut produire plus d’anticorps et de cellules mémoires pour se débarrasser du virus. La protection conférée par la première dose est moins élevée que l’efficacité assurée par la seconde dose. En effet, les taux optimaux des réponses humorale et cellulaire sont observés après la deuxième dose.