Par Marija Djekic-Ivankovic

L’infection de femmes enceintes par la COVID-19 a entraîné un taux élevé de prématurités et de petits poids à la naissance. D’après une publication récente de JAMA Pediatrics, l’exposition à l’infection de la mère par la COVID-19 pourrait avoir des conséquences plus vastes dans la vie des nouveau-nés, ce qui laisse supposer un risque de problèmes de santé à long terme au sein de cette population. Étant donné l’apparition récente du virus, on ne possède toutefois pas de données probantes sur les conséquences à long terme de ce phénomène. D’autres études longitudinales devront être effectuées pour déterminer si les enfants nés de mères infectées par la COVID-19 présentent un risque plus élevé de problèmes de santé à long terme que leurs homologues nés de mères non infectées par la COVID-19. Selon les observations disponibles à partir d’études sur le parcours de vie réalisées à l’égard de pandémies antérieures, ces nourrissons devraient être suivis pendant une longue période.

Faits saillants

  • Une naissance prématurée, quelle qu’en soit la cause, représente un risque de problèmes de santé plus tard dans la vie, tel qu’une néphropathie ou une cardiopathie. Notamment, on a observé que le taux de prématurité chez les mères infectées par la COVID-19 était considérablement plus élevé que le taux de prématurité observé avant la COVID-19.
  • D’après les données probantes tirées de la pandémie de 1918, les enfants ont été aux prises avec divers risques de futurs problèmes de santé, compte tenu du moment où la mère a été infectée.
  • Les effets à court terme de la COVID-19 sont en cours d’étude, mais des recherches longitudinales à grande échelle s’imposent pour mieux les examiner dans le temps.

 

McCarthy J, Liu D, Kaskel F. The need for life course study of children born to mothers with prior COVID-19 infection. JAMA Pediatrics. Publié en ligne le 19 juillet 2021. doi : 10.1001/jamapediatrics.2021.2423