Ce texte, rédigé par des membres du secrétariat du GTIC, résume l’article suivant :

Sadarangani M, Soe P, Shulha HP, Valiquette L, Vanderkooi OG, Kellner JD, Muller MP, Top KA, Isenor JE, McGeer A, Irvine M, De Serres G, Marty K, Bettinger JA; Canadian Immunization Research Network. Safety of COVID-19 vaccines in pregnancy: a Canadian National Vaccine Safety (CANVAS) network cohort study. Lancet Infect Dis. 2022 Aug 11:S1473-3099(22)00426-1. doi: 10.1016/S1473-3099(22)00426-1

Les résultats ou les conclusions contenus dans l’étude ne reflètent pas nécessairement les points de vue de tous les membres du GTIC.

Une étude financée par le GTIC et publiée dans la revue The Lancet Infectious Diseases a été réalisée au sein du Réseau national canadien sur l’évaluation de la sécurité des vaccins (CANVAS) et dirigée par les Prs Julie Bettinger et Manish Sadarangani (Université de la Colombie-Britannique et British Columbia Children’s Hospital Research Institute).

Faits saillants

  • Chez les participants vaccinés, les déclarations de problème de santé importantUn problème de santé important incluait tout symptôme suffisant pour provoquer une absence du travail ou de l’école ou une consultation médicale ou pour empêcher de vaquer à ses activités quotidiennes. dans les sept jours suivant une première dose de vaccin à ARNm étaient légèrement plus fréquentes chez les personnes qui n’étaient pas enceintes (6,3 %) que chez celles qui l’étaient (4 %). Le même phénomène s’est produit après une deuxième dose (personnes non enceintes : 11,3 %; personnes enceintes : 7,3 %).
  • Chez les 339 personnes non enceintes et non vaccinées, 3 % ont déclaré des problèmes de santé semblables à ceux des personnes vaccinées.
  • Après avoir comparé les personnes vaccinées enceintes et non enceintes, la grossesse était associée à une diminution du risque de problèmes de santé importants après un vaccin à ARNm, qu’il s’agisse de la première ou de la deuxième dose.
  • Les personnes enceintes présentaient un rapport de cotes 2,4 fois plus élevé que les personnes non vaccinées de présenter un problème de santé important après une deuxième dose de vaccin à ARNm (principalement pondéré par le taux élevé de problèmes de santé importants après l’administration du vaccin de Moderna, dont le rapport de cotes était de 4,4).
  • Il n’y avait pas de différence sur le plan des hospitalisations ou des complications liées à la grossesse entre les personnes enceintes vaccinées et non vaccinées.
  • La fausse couche était l’issue négative de la grossesse la plus fréquente, et était déclarée davantage par les personnes non vaccinées (n=7, 2,1 %) que vaccinées (n=81, 1,5 %). D’après ce résultat, les vaccins n’accroissaient pas le risque de fausses couches. La plupart se sont produites pendant le premier trimestre de la grossesse.
  • D’autres issues négatives de la grossesse, comme les saignements vaginaux, la fréquence anormale du cœur fœtal et les mouvements réduits du fœtus, étaient rarement déclarées dans les sept jours suivant un vaccin à ARNm.

Cette étude fournit des données probantes rassurantes, selon lesquelles il n’y a pas d’association significative entre l’état vaccinal et des problèmes de santé importants chez les personnes enceintes. Elle démontre également qu’en réalité, les personnes enceintes souffraient de moins de problèmes de santé importants après la vaccination que les personnes non enceintes d’un âge similaire. L’étude a été financée par le GTIC.

Les chercheurs ont recueilli l’information auprès de 191 360 femmes vaccinées et de 6 179 femmes non vaccinées en âge de procréer (de 15 à 49 ans) provenant de sept provinces et territoires du Canada au 4 novembre 2021. De ce nombre, 5 597 étaient vaccinées et enceintes et 339, non vaccinées et enceintes. Cette étude a permis d’amasser des données sur les problèmes de santé importants et graves après l’administration d’un vaccin à ARNm.

LISEZ LE COMMUNIQUÉ DE THE LANCET, en anglais.