Le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 se réjouit de la publication des résultats de l’étude de séroprévalence des donneurs de sang réalisée par Héma-Québec

Le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 se réjouit de la publication des résultats de l’étude de séroprévalence des donneurs de sang réalisée par Héma-Québec, et travaillera avec cette dernière pour valider les résultats à l’aide d’un autre test de détection des anticorps. Nous sommes impatients de faire part de nos conclusions dans les prochaines semaines, conjointement avec Héma-Québec.

Les résultats de l’étude d’Héma-Québec indiquent que même dans la province la plus touchée par la COVID-19, les taux d’infection, tels que mesurés par la présence d’anticorps dans le sang, sont très faibles. Plus encore, même à Montréal, la ville la plus touchée au Canada, le taux d’infection n’est que d’environ 3 % chez les adultes.

Tout comme les premiers résultats publiés il y a deux semaines par le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 et la Société canadienne du sang, les résultats annoncés aujourd’hui confirment ce qui suit :

  1. La grande majorité des Canadiens adultes n’ont pas contracté le SRAS-CoV-2, ce qui témoigne de la contribution de tous les acteurs au maintien de bonnes pratiques de santé publique, particulièrement de la part du public.
  2. Étant donné les très faibles taux d’infection, il est très peu probable, voire impossible, que l’immunité communautaire soit assez importante pour ralentir une deuxième vague. Il est donc essentiel de rester vigilant et de respecter les pratiques exemplaires de santé publique.
  3. Il sera utile de poursuivre les études de détection des anticorps pour comprendre la transmission de la maladie. Selon l’étude d’Héma-Québec, bien que la proportion de cas signalés dans la région de la Mauricie–Centre-du-Québec était de trois fois inférieure à celle observée à Montréal ou à Laval, la séroprévalence y était quasiment identique (2,96 %)! Il importe d’obtenir des résultats de ce genre pour réorienter les interventions de santé publique afin de déterminer pourquoi la transmission dans cette région est supérieure à ce à quoi on s’attendait.  

Lisez ici le communiqué d’Héma-Québec.