Une étude en cours à Montréal pour estimer le nombre d’enfants et d’adolescents qui ont été infectés par le SRAS-CoV-2

Aujourd’hui, le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 (GITC) du Canada annonce son soutien à un projet de recherche qui consistera à estimer combien d’enfants et d’adolescents à Montréal ont été infectés par le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19. Cet investissement d’une valeur de 720 000 $ nous permettra de mieux comprendre l’ampleur de la transmission du virus chez les enfants et les adolescents, ce qui éclairera la prise de décisions au sujet des stratégies de prévention à appliquer dans les quartiers, les écoles et les garderies. S’inscrivant dans une série d’études axées sur ce groupe d’âge financées par le Groupe de travail, celle-ci est la première à être annoncée.

Le projet de recherche, baptisé EnCORE, consiste à étudier les enfants de 2 à 17 ans fréquentant des garderies, des écoles primaires et des écoles secondaires qui ont été sélectionnées au hasard dans quatre quartiers de Montréal (Beaconsfield, Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Nord et le Plateau). Tous les parents et tuteurs légaux dont les enfants fréquentent les écoles et les garderies sélectionnées sont invités à inscrire ceux-ci afin qu’ils participent à l’étude.

Une deuxième vague de COVID-19 frappe actuellement le Québec et le Canada, et la perspective d’une autre fermeture des écoles inquiète la population. Des enquêtes canadiennes ont révélé que le confinement avait eu des conséquences néfastes sur le bien-être affectif, comportemental et psychologique des enfants. Le questionnaire à remplir qui fait partie de cette étude permettra à l’équipe de recherche d’estimer la prévalence de problèmes concernant la santé affective et mentale chez les enfants dans différents quartiers de Montréal.

« Il est extrêmement important de savoir combien d’enfants ont été infectés par le SRAS-CoV-2, explique la responsable du projet, Kate Zinszer, qui est professeure adjointe à l’École de santé publique de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche en santé publique. Nous savons que les enfants sont susceptibles d’être infectés par le SRAS-CoV-2 et qu’ils peuvent transmettre l’infection, mais il reste beaucoup d’incertitude. Cette étude nous donnera un bon aperçu du nombre d’enfants sur l’île qui ont déjà eu la COVID-19, ce qui peut contribuer à l’élaboration de mesures de santé publique. »

« L’étude comparera la séroprévalence de l’infection au SRAS-CoV-2 chez les enfants de différents quartiers de Montréal, qui est parmi les zones du pays parmi les plus durement frappées par la COVID-19, explique Catherine Hankins, coprésidente du GTIC. En plus de permettre d’évaluer l’ampleur de la propagation du SRAS-CoV-2 chez les enfants, l’étude nous fournira des données essentielles sur les répercussions des mesures de lutte contre la COVID-19 sur ceux-ci. Ces connaissances contribueront à l’élaboration de politiques et de programmes à l’échelle locale, nationale et internationale. »

« Les constatations de cette étude nous aideront à prendre des décisions au sujet de mesures comme les fermetures d’écoles et la distanciation physique, dans le souci de trouver l’équilibre entre les conséquences directes de la COVID-19 et les conséquences involontaires des mesures de confinement », déclare la Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique pour la région de Montréal.

« Pour être en mesure de combattre efficacement la pandémie et de protéger les familles, nous devons comprendre comment le contexte socioéconomique, la densité de population et d’autres facteurs agissent sur le risque d’infection et de transmission du SRAS-CoV-2 chez les enfants et les adolescents, affirme la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada. Cette étude menée à Montréal alimentera la prise de décisions visant à prévenir la COVID-19 chez les enfants et les adolescents. »

Les enfants qui fréquentent les écoles et les garderies visées par cette étude importante sont encouragés à participer. Pour ce faire, il faut remplir un formulaire de consentement, répondre à un questionnaire en ligne et faire un prélèvement de sang par piqûre au doigt à la maison. L’équipe de recherche avisera les parents des enfants qui présentent les anticorps contre le SRAS-CoV-2, bien que leur présence ne garantit pas l’immunité contre le virus à responsable de la COVID-19. Pour participer à l’étude ou pour savoir si l’école ou la garderie de leur enfant fait partie de l’étude, les parents peuvent visiter le site Web de l’étude EnCORE : encorestudy.ca.

AU SUJET DU GROUPE DE TRAVAIL SUR L’IMMUNITÉ FACE À LA COVID-19 

Le gouvernement du Canada a créé à la fin avril 2020 le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 pour suivre la propagation du virus, autant dans la population générale que dans les populations prioritaires du Canada. Le Groupe de travail a également pour mission de faire la lumière sur la réponse immunitaire au SRAS-COV-2 dans différentes collectivités et populations, ainsi que dans divers groupes d’âge et groupes professionnels au pays. Pour produire cette information, le Groupe de travail fait appel à des experts provenant d’hôpitaux et d’universités canadiens, collabore étroitement avec les autorités de santé publique provinciales et territoriales et mobilise les collectivités et les parties prenantes du début d’un projet jusqu’à la diffusion des constatations. Pour en savoir plus, consultez le site https://www.covid19immunitytaskforce.ca/fr/.

RENSEIGNEMENTS AUX MÉDIAS

Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19
Caroline Phaneuf/Rebecca Burns
media@covid19immunitytaskforce.ca

Cellulaire de Caroline Phaneuf : +1-514-778-5092