Dans une récente prépublication financée par le GTIC, qui n’a donc pas encore été révisée par un comité de lecture, les Prs Mark Brockman et Zabrina Brumme de l’Université Simon Fraser et le Dr Marc Romney de l’Université de la Colombie-Britannique ont étudié les réponses immunitaires après la vaccination contre la COVID-19 de plus de 150 adultes de 24 à 98 ans. Ils ont découvert que malgré l’excellente protection conférée par deux doses des vaccins à ARNm contre le SRAS-CoV-2, les réponses immunitaires produites par les vaccins étaient beaucoup plus faibles chez les personnes âgées. Ils ont également constaté qu’elles diminuaient chez tous les participants à l’étude, quel que soit leur âge, trois mois seulement après la seconde dose du vaccin.

Les chercheurs ont étudié l’ampleur de la réponse des anticorps anti-SRAS-CoV-2 après une, puis deux doses d’un vaccin à ARNm chez 151 participants, soit 80 travailleurs de la santé d’un âge médian de 41 ans et 62 personnes âgées d’un âge médian de 79 ans, dont 23 étaient des résidents en soins de longue durée (SLD) ou en logement assisté et 39, des aînés vivant dans la communauté. Étant donné l’accès limité aux vaccins plus tôt cette année, les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique ont allongé l’intervalle entre la première et la seconde dose du vaccin contre la COVID-19 pendant la période de l’étude. Les participants ont donc reçu leur seconde dose en moyenne 91 jours après la première (plage de 70 à 99 jours).

Faits saillants

  • Les personnes âgées présentaient une réponse immunitaire beaucoup plus faible aux vaccins à tous les moments où ils ont été testés.
  • Un mois après la seconde dose, les échantillons de 15 travailleurs de la santé ont été soumis à des dosages rigoureux de neutralisation des virus vivants, et tous (100 %) étaient en mesure de bloquer l’infection virale. En revanche, seulement 11 de 17 échantillons prélevés chez les personnes âgées avaient la même capacité.
  • Trois mois après la seconde dose, la réponse immunitaire avait diminué chez les participants de tout âge.
  • La réponse immunitaire au variant delta était également beaucoup plus faible chez les personnes âgées.

La réponse immunitaire humorale aux vaccins à ARNm contre la COVID-19 est beaucoup plus faible chez les participants plus âgés, qui pourraient profiter d’autres doses du vaccin (les doses de rappel). En effet, les récentes éclosions de COVID-19 chez les personnes vaccinées qui habitent dans des établissements de soins de longue durée font ressortir le risque continu que court cette population prioritaire.

Ces résultats corroborent plusieurs autres publications récentes financées par le GTIC. La description complète de toutes les études de surveillance financées par le GTIC sur les personnes âgées du Canada peut être consultée ici.

 

Brockman MA, Mwimanzi F, Lapointe H, Sang Y, Agafitei O, Cheung P, Ennis S, Ng K, Basra S, Lim LY, Yaseen F, Young L, Umviligihozo G, Omondi FH, Kalikawe R, Burns R, Brumme CJ, Leung V, Montaner JSG, Holmes D, DeMarco M, Simons J, Pantophlet R, Niikura M, Romney MG, Brumme ZL. Reduced magnitude and durability of immunity elicited by COVID-19 mRNA vaccines among older adults. Doi: 10.1101/2021.09.06.21263149v1