Une étude recense peu de cas positifs de COVID-19 chez les jeunes dans l’Ouest de l’île et sur le Plateau, mais il y a des enjeux de santé mentale

L’étude continue le recrutement dans les zones plus durement touchées de Montréal-Nord et d’Hochelaga-Maisonneuve

Selon les résultats préliminaires d’une étude menée actuellement à Montréal principalement auprès d’enfants de l’Ouest de l’île de Montréal et du Plateau, 41 % d’un groupe de 1 000 enfants faisant partie de l’étude jusqu’à présent ont été testés pour savoir s’ils étaient infectés par le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19. Parmi ceux-ci, 99 % ont reçu un diagnostic négatif. Dans ce groupe, des enfants provenant de 10 foyers comptaient également des membres de leur famille qui avaient reçu un résultat positif au test de dépistage du SRAS-CoV-2, pourtant un seul enfant parmi ces foyers avait obtenu un résultat positif. 

L’étude, intitulée EnCORE, a interrogé jusqu’à maintenant des parents représentant 1000 enfants âgés de deux à 17 ans dans des écoles et des garderies à Beaconsfield et sur le Plateau. Les responsables de l’étude envisagent à présent de recruter des participants dans certaines écoles et garderies de Montréal-Nord et de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

« Notre étude comprend également des tests de sérologie – utilisant des gouttes de sang séché – qui permettent de savoir si les enfants possèdent des anticorps contre le SRAS-CoV-2, ce qui donnerait à penser qu’ils ont déjà été infectés, possiblement sans présenter de symptômes », explique la responsable du projet, Kate Zinszer, professeure adjointe à l’École de santé publique de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche en santé publique. « Nous n’avons pas encore les résultats de ces tests de détection d’anticorps, donc il se peut que certains des enfants faisant partie de l’étude aient contracté la COVID-19 sans le savoir. Six pour cent des parents que nous avons interrogés pensent que leur enfant a été atteint par le coronavirus », a-t-elle ajouté. « Maintenant que nous recrutons des enfants et des adolescents dans des écoles et des garderies de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et de Montréal-Nord, je m’attends à ce que nous obtenions des résultats différents. »

« Participer à l’étude est avantageux pour tout le monde », affirme la Dre Zinszer. « Non seulement les parents savent si leur enfant a déjà été atteint du virus et possède donc une certaine immunité, mais ils nous aident à définir des mesures adéquates de santé publique », précise-t-elle. « Si l’étude révèle des taux particulièrement élevés d’anticorps contre le SRAS-CoV-2 ou de hauts niveaux de problèmes de santé mentale chez les enfants et les adolescents, les responsables disposeront de recherches pour justifier l’ajout de mesures. »

L’étude fournit également des résultats préliminaires sur les répercussions de la pandémie sur la santé mentale des enfants et des adolescents. Plus de la moitié des parents interrogés (57 %) sont inquiets pour la santé mentale et émotionnelle de leurs enfants. Cela peut être attribuable en partie au fait que 54 % d’entre eux ont indiqué que leurs enfants font moins d’activité physique et que 36 % passent moins de temps à l’extérieur.

Le temps passé devant un écran a considérablement augmenté, car 51 % des parents ont dit que leurs enfants passaient plus de temps devant un écran à des fins éducatives et 48 % des enfants en passaient plus à des fins récréatives.

« Les parents semblent assurément inquiets non seulement par rapport à la santé de leurs enfants, mais aussi à leur capacité de travailler et à leurs finances », fait observer Dre Zinszer. Plus de la moitié (53 %) des parents craignent que leur enfant contracte la COVID, 56 % sont préoccupés par leur capacité de continuer à travailler si quelqu’un dans leur foyer attrape le virus et les finances du ménage sont une source d’inquiétude pour 32 % d’entre eux.

L’étude posait également des questions aux parents au sujet de leur confiance envers les écoles. Seulement 35 % des parents sont sûrs que les écoles peuvent aider à réduire la propagation du coronavirus à l’école, 37 % des parents estiment que l’école peut répondre aux besoins de leur enfant en matière d’activité physique et plus de la moitié (58%) des parents croient que l’école peut répondre aux besoins scolaires de leur enfant.

Le projet de recherche EnCORE, financé par le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19, étudie des jeunes âgés de deux à 17 ans dans des garderies, des écoles primaires et secondaires choisies au hasard dans quatre quartiers de Montréal (Beaconsfield, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Nord et le Plateau). 

Tous les parents et les tuteurs légaux ayant des enfants fréquentant certaines écoles et garderies étaient invités à faire participer leurs enfants à l’étude. L’équipe de recherche demande expressément aux parents et aux adolescents de Montréal-Nord et de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve de participer. Il faut remplir un formulaire de consentement et un questionnaire en ligne, et effectuer un prélèvement de sang par piqûre au doigt à la maison pour participer. Les chercheurs indiqueront aux parents si leur enfant possède des anticorps contre le SRAS-CoV-2, bien que cela ne garantisse pas une immunité contre le virus responsable de la COVID-19. Pour participer à l’étude ou savoir si l’école ou la garderie de votre enfant y participe, consultez le site Web du projet EnCORE à l’adresse suivante : encorestudy.ca.

À PROPOS DU GROUPE DE TRAVAIL SUR L’IMMUNITÉ FACE À LA COVID-19 

Le gouvernement du Canada a créé à la fin avril 2020 le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 (GTIC) pour suivre la propagation du virus, autant dans la population générale que dans les populations prioritaires du Canada. Le Groupe de travail a également pour mission de faire la lumière sur la réponse immunitaire au SRAS-COV-2 dans différentes collectivités et populations, ainsi que dans divers groupes d’âge et groupes professionnels au pays. Pour produire cette information, le Groupe de travail fait appel à des experts provenant d’universités et d’hôpitaux canadiens, collabore étroitement avec les autorités de santé publique provinciales et territoriales et mobilise les collectivités et les parties prenantes du début d’un projet jusqu’à la diffusion des conclusions.  Pour en savoir plus, consultez le site  https://www.covid19immunitytaskforce.ca/fr

RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19

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